Les slasheurs se multiplient: en Belgique, plus de 200.000 personnes cumulent plusieurs jobs

200.000 Belges cumulent plusieurs jobs

En Belgique, plus de 200.000 personnes exercent plusieurs métiers. Certains le font par obligation. D’autres posent le choix d’embrasser une carrière multiple. Ils sont banquier/boulanger, « instagrameur »/ mannequin, patron d’agence de com’/ prof d’éducation physique, consultant financier/fromager… On les appelle les « slasheurs ». Et ils sont de plus en plus nombreux.

La capacité à appréhender des tâches multiples serait même un phénomène générationnel, estime Denis Pennel, directeur de la World Employment Confederation et auteur de Travail, la soif de liberté (éditions Eyrolles) :  » La jeune génération est habituée au multitasking, elle fait plusieurs choses en même temps. Le slashing répond sans doute à cette nouvelle donne. Le marché du travail de demain sera multiple. Pourtant, les entreprises sont restées assez monolithiques.  » Les choses sont en train de changer, notamment sous la pression des plateformes numériques qui sont apparues ces dernières années, perçoit Denis Pennel. Des acteurs du web comme Uber ou Deliveroo bousculent des secteurs traditionnels comme le transport de personnes ou la livraison de repas. Des plateformes comme Upwork, qui met en relation des donneurs d’ordre et des free-lances, ou Amazon Mechanical Turk, spécialisée dans les petits boulots (sous) payés à la prestation, disruptent également le marché du travail.

Au point de poser la question fondamentale du salariat dans l’économie actuelle. Loin d’être en voie de disparition, celui-ci représente encore la plus grande part de l’emploi dans notre économie : 3,9 millions de salariés pour 680.000 indépendants, selon le SPF Economie. Mais au vu des mutations décrites ci-dessus, la proportion de travailleurs free-lances est probablement amenée à augmenter dans le futur :  » Le salariat ne va pas disparaître demain, mais sa part dans l’emploi va diminuer, avance Denis Pennel. Le salariat s’est imposé comme modèle dominant de la société industrielle. Mais il pourrait n’être qu’une parenthèse de l’histoire. Après la production de masse, on assiste à un renouveau de l’artisanat. Le travailleur ne doit plus compter sur une structure pour s’assurer un emploi, mais créer ses revenus professionnels en prenant les choses en main. C’est le retour de l’entrepreneuriat.  » Un terrain de jeu idéal pour les slasheurs.

L’intégralité de l’article publié par Trends-Tendance peut être lu ici

Publicités

A propos Denis Pennel

Directeur Général de la confédération mondiale de l’emploi (World Employment Confederation), Denis Pennel est un spécialiste reconnu du marché du travail. Conférencier, auteur de plusieurs livres et de nombreux articles sur le marché du travail, il fait partie du classement des 100 professionnels des ressources humaines les plus influents au niveau mondial (classement du magazine Staffing Industry Analysts).
Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s