La fin du salariat « à la papa »

Lexpansion fin salariatDe plus en plus nombreux à quitter les rangs des salariés, ils sont les figures d’un nouveau capitalisme et accompagnent les transformations d’un monde du travail, dont les nouveaux contours restent à définir.

Indépendants, autoentrepreneurs, consultants, travailleurs détachés ou en portage salarial, jobbers qui arrondissent leurs fins de mois sur des plateformes collaboratives, multiactifs qui cumulent plusieurs activités… Les formes d’emploi à la périphérie du salariat traditionnel (en CDI ou CDD) se sont multipliées ces dernières années.

Certes, la France compte encore près de 24 millions de salariés, mais le nombre de non-salariés qui avait continûment chuté depuis les années 70 a bondi de près de 26% entre 2006 et 2011, si l’on en croit les dernières statistiques disponibles compilées par l’Insee. Ainsi, fin 2011, 2,8 millions de Français exerçaient une activité non salariée, soit 11,2% de l’emploi total. Un chiffre sans doute supérieur aujourd’hui, tant cette vague s’est répandue.

« On reçoit une centaine de candidatures par mois, contre deux ou trois seulement il y a trois ans, lorsque nous avons créé notre première structure de coworking à Paris », raconte Anthony Gutman, l’un des deux fondateurs du Remix. A côté du million d’autoentrepreneurs, 42000 personnes travaillent aujourd’hui en portage salarial, cinq fois plus qu’en 2002.

Un phénomène qui est loin d’être franco-français. 14% des travailleurs européens seraient des indépendants, d’après l’Organisation internationale du travail (OIT). Dans le monde anglo-saxon, ce n’est plus une vague, mais un tsunami. Outre-Manche, 40% des emplois créés depuis 2010 sont des postes d’indépendants. Aux Etats-Unis, 30 millions de travailleurs sont self-employed, et leur nombre pourrait grimper à 40 millions en 2019. « Dans tous les pays développés, la forteresse du salariat traditionnel est attaquée », analyse Raymond Torres, le directeur des études de l’OIT.

Epiphénomène, conséquence de la crise ou changement plus profond, manifestation d’une métamorphose du capitalisme? Denis Pennel, directeur général de la Confédération mondiale des services d’emploi privés (Ciett), n’hésite pas une seconde: « Nous vivons une mutation structurelle du travail, qui est devenu plus fragmenté, dispersé, collaboratif, individualiste, à la carte. »

L’intégralité de l’article de L’Expansion peut être lue ici

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