« Nous avons sans doute franchi le point culminant du salariat »

logo opinion

Publiée chaque année par l’Institut de l’entreprise aux éditions Eyrolles, la revue Sociétal (340 p., 25 €) consacre, dans son dernier numéro, un dossier à l’avenir de l’Etat providence. Est-il à bout de souffle ? Comment le réinventer ? La trentaine de contributeurs, dont Pascal Lamy, Xavier Huillard, Augustin de Romanet, Jean-Christophe Fromentin ou Laurent Berger, planche aussi sur « le big data et les ressources humaines », « la mondialisation heureuse », « l’économie, non-science exacte » ou « la course à l’attractivité » entre métropoles. Denis Pennel se demande, pour sa part, si « la fin du salariat » est programmée. Extraits.

« La pérennité du salariat comme forme principale d’emploi se pose légitimement. Les chiffres semblent contredire l’importance du travail indépendant, puisque la France compte plus de 24 millions de salariés, contre seulement 2,6 millions de travailleurs non salariés. Mais, en y regardant de plus près, on constate qu’au sein même du salariat, l’hybridation des formes d’emploi progresse : face aux CDD, intérim et temps partiel, le CDI à temps plein direct (hors relation d’emploi triangulaire) n’occupe plus que 70 % du champ du salariat, soit environ 16,8 millions de personnes […]. En outre, la pluriactivité se développe, brouillant la frontière stricte entre salariat et travail indépendant : plus de 2,3 millions de personnes en France cumulent plusieurs activités professionnelles (non-salariés exerçant une activité secondaire salariée, salariés exerçant une activité secondaire non salariée, salariés multi-employeurs).

En dehors du salariat, l’essor de nouvelles formes de travail, telles que les autoentrepreneurs, microentreprises ou consultants indépendants, témoigne des mutations en cours et bouleverse notre vision monolithique du travail. Les 2,6 millions de travailleurs indépendants représentent environ 10 % de la population active, et leur nombre a augmenté ces dernières années (+ 3,7 % en 2011, selon l’Insee). […] Chacun devient son propre employeur, et fournit à une organisation le fruit de son propre labeur. Nous avons sans doute franchi aujourd’hui dans nos économies développées le point culminant du salariat.

Pour lire l’article complet, cliquez ici

Advertisements
Cet article a été publié dans Uncategorized. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s