Le management 2.0 sera-t-il socialement responsable ?

Management

La diffusion des outils numériques et du travail collaboratif transforme profondément le travail et les entreprises. Le management ne sortira pas indemne de l’entrée dans cette nouvelle ère. Les entreprises doivent s’y préparer.

Denis Pennel parle très justement « d’entreprises sans travailleurs fixes et de travailleurs sans entreprise fixe »[12]. Il montre que lorsqu’ils existent, les supports juridiques du travail se diversifient, qu’il s’agisse des statuts (salarié, intérim, autoentrepreneur, portage salarial, franchise, groupements d’employeurs,…) ou des types de contrats de travail (il en dénombre plus de 30 en Belgique, 46 en Italie,…). Face à la persistance d’une croissance faible et d’un chômage élevé, la plupart des pays ont fini par (re-)prendre le chemin du partage du temps de travail. Si l’on souhaite travailler plus, mieux vaut d’abord puiser dans le réservoir des salariés en chômage ou en sous-emploi plutôt que d’encourager des heures supplémentaires pour ceux qui se débattent déjà avec l’intensification et l’extension du travail.

C’est ainsi que le temps de travail a été réaménagé, non pas selon une approche hebdomadaire mais « tout au long de la vie », en brisant la séquentialité linéaire héritée du taylorisme : Formation initiale → Entrée tardive et précarisée sur le marché du travail → Travail excessivement pénible et pénalisant les équilibres (personnels, familiaux, sociaux) entre 30 et 45 ans → Sortie prématurée et douloureuse du marché du travail → Activation des droits à la retraite A l’heure de la société de la connaissance, des nouveaux équilibres sociétaux et familiaux, il faut davantage accompagner les alternances et les chevauchements de ces temps d’apprentissage, de travail salarié, de travail en indépendant, de découverte de la parentalité, de repositionnement professionnel, de soin donné aux autres, de réalisation de projets personnels, de passage « en douceur » vers la retraite. Il faut permettre les transitions entre différents statuts (étudiant, salariat, création d’entreprise, formation, chômage, intermittence…) mais aussi permettre des cumuls d’évolution (reprise d’un travail à temps partiel tout en continuant à percevoir des allocations chômage) et les passerelles entre les différents mondes du travail (fonction publique, secteur privé, entrepreneuriat, bénévolat). Le « compte personnel d’activité » apporte la structure qui permet cette respiration des temps en alimentant des segments (compte personnel de formation, compte épargne temps, etc.). Le lien avec l’entreprise est à géométrie variable.

Source: managementrse.blogspot.fr

See on Scoop.itLa nouvelle réalité du travail

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