Quel travail, demain ?

Quel avenir pour le travail à l’heure de la révolution individualiste ? C’est la question que pose Denis Pennel dans son ouvrage « Travailler pour soi » paru au Seuil. C’est une première pour ce directeur général de la Ciett, la fédération mondiale des services privés pour l’emploi. « Je cherchais un livre qui dressait un portrait des différentes évolutions du monde du travail. Mais je n’en ai pas trouvé. Je me suis dit que c’était peut-être à moi de l’écrire », raconte cet ancien responsable de Manpower. « Assez vite, un fil rouge est apparu : la volonté d’individualisme des travailleurs. Celle-ci induit une véritable révolution qui change complètement notre façon de travailler. Le futur du travail est déjà là, mais on ne le voit pas à cause de la crise. Certes, on observe des petites choses à gauche et à droite, mais sans avoir une vision d’ensemble. C’est ce tableau global que j’ai essayé de réaliser. »

Quelle est donc cette révolution ? Elle a plusieurs facettes. « On assiste à la fin de l’unité de lieu, de temps et d’action du travail », note Denis Pennel. « Avec les nouvelles technologies, le travail ne se fait plus nécessairement à un endroit précis. On peut travailler de n’importe où. Les horaires aussi sont devenus plus variables. De plus, la porosité entre la vie privée et la vie professionnelle augmente. »

En outre, l’individu se réapproprie son mode de production : l’ordinateur portable. « Certains sont d’ailleurs mieux équipés que leur employeur. Aujourd’hui, les gens n’ont pas besoin de grand-chose pour travailler seuls dans leur coin. »

Autre évolution: la personne, en tant qu’individu, envahit le monde du travail. « Avant, le travailleur s’adaptait au travail, maintenant, les travailleurs veulent que le travail s’adapte à eux : télétravail, rémunération variable,… Les jeunes, notamment, veulent des packages adaptés à leurs besoins. Ils n’ont pas nécessairement besoin de la voiture qu’on leur propose, mais veulent autre chose en échange », note le directeur de la Ciett. « Nous sommes désormais dans une économie où chacun veut des produits – il n’y a, par exemple, pas deux Iphone les mêmes suivant les applications qu’on a téléchargées – et des services individualisés -, chacun veut pouvoir, par exemple, joindre une assistance informatique quand cela l’arrange. On a l’habitude d’avoir le choix. Dans le travail également, nous voulons avoir le choix. Les gens veulent consommer le travail comme ils consomment les biens et services. »

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