Les slashers, choix ou nécessité ?

DPP sur Europe 1Dans son émission quotidienne, Olivier Delacroix s’est intéressé le 24 septembre au sujet des slashers professionnels, ces personnes qui cumulent plusieurs activités professionnelles en même temps, soit par choix, soit par contrainte. Un phénomène qui touche au moins 2,3 millions de personnes en France selon l’INSEE: 80% d’entre-eux cumulent plusieurs emplois salariés à temps partiel, les 20% restant combinant une activité salariale avec un travail indépendant. J’ai été invité à intervenir au cours de l’émission pour éclairer le choix et les motivations de ces slashers, insistant sur le fait que de plus en plus chacun d’entre nous veut pouvoir s’accomplir et se réaliser à travers son travail, et faire de sa passion une source de revenus.

L‘intégralité de l’émission peut être écoutée ici

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Le libertariat, nouveau statut du travailleur du XXIe siècle ?

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Voilà un livre qui permet de reprendre de l’altitude sur un sujet trop souvent traité au ras des pâquerettes: le travail. Certes, les cinq ordonnances qui ont réformé le Code du travail sont désormais connues, et elles vont réellement faciliter la vie de milliers de petites entreprises. Mais ces réformes ne sont-elles pas celles qu’il aurait fallu faire il y a vingt ans?

En quoi répondent-elles aux nouvelles problématiques de l’emploi -disparition de l’unité de temps et de lieu du travail, « mobiquité », « blurring » (effacement de la frontière entre travail et vie privée), intelligence artificielle, relâchement des liens entre travail et emploi, travail et revenu -qui délitent le salariat?

Après une brillante présentation de la relation complexe entre liberté et travail, Denis Pennel trace les contours de ce que pourrait être le statut des travailleurs du XXIe siècle: le libertariat. Utopique? Sans doute. Stimulant? Assurément.

L’intégralité de l’article paru dans L’Expansion peu être lue ici

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« Travail, la soif de liberté » sélectionné parmi les 15 livres à lire absolument sur le monde du travail !

Dans son tout dernier article Livres de l'étépublié sur le site de Malt (la plateforme en ligne de mise en relation de freelances), Laetitia Vitaud a recensé les 15 livres pour mieux comprendre les nouvelles tendances du marché du travail (individualisation, intelligence artificielle, automatisation, etc.) et la montée du Freelancing et du travail indépendant. Mon dernier livre « Travail, la soif de liberté  » (Eyrolles,  2017) a été sélectionné en 2ème position dans la liste des 15 livres à lire sur le futur du travail avec le commentaire suivant:

« Après l’esclavage, le servage, l’artisanat et le salariat, le travail entre dans un nouvel âge”. Publié à l’automne 2017, le livre de Denis Pennel offre de précieuses clés pour comprendre les mutations du monde du travail et les aspirations des travailleurs d’aujourd’hui. Selon Pennel, l’histoire du travail est celle d’une longue marche vers toujours plus de liberté. Si le salariat a représenté un immense progrès au XXe siècle, c’est aujourd’hui en dehors du salariat que s’inventent les nouvelles relations de travail. Bien que le mythe du CDI protecteur ait toujours la vie dure en France, la réalité du salariat est davantage marquée par des contrats courts et peu protecteurs. Enfin, le lien de subordination caractéristique du salariat se heurte aux nouvelles aspirations à plus d’autonomie, plus de sens et moins d’autorité. »

L’intégralité de la sélection peut être lue ici

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Recension de mon dernier livre « Travail, la soif de liberté »

 Jean-Louis Chambon, le fondateur du Prix Turgot, a rédigé une recension de mon dernier livre « Travail, la soif de liberté » paru aux éditions Eyrolles. L’intégralité de l’article peut être lue ici .

 

Déjà à la une dans ce 3D Travail-la-soif-de-libertecontexte de transformation des lois et des codes (loi travail), le thème du «travail» (sa valeur, ses évolutions, son avenir) apparaît comme l’un des marqueurs probables des parutions économiques et sociales de l’année 2017. C’est dans cette ligne que s’inscrit le nouvel ouvrage de l’éminent spécialiste Denis Pennel, auteur et conférencier largement reconnu par ses pairs, dans lequel il propose des éléments de réponses pour faire face à cette mutation du travail qui est aussi celle d’une longue marche vers plus de liberté.
Le travail est en effet entré dans un nouvel âge, déstabilisant le mythe du plein emploi pour s’ouvrir résolument dans le «plein travail». Car c’est aujourd’hui, en dehors du salariat, que s’inventent les nouvelles manières d’exercer son activité professionnelle : auto-entrepreneurs, indépendants de toutes sortes, abritent leur émergence sous des néologismes anglophiles divers (co-workers, start-uppers…).
Leur point commun est de traduire de nouvelles aspirations des nouvelles races de travailleurs visant à plus d’autonomie, moins d’autorité et ceci particulièrement chez les jeunes générations. Démocratiser le monde du travail, le libérer de ses entraves pour le rendre accessible à la multitude est devenu une actualité brûlante ; comme par un retour paradoxal de l’histoire sociale le salariat, combattu à son origine par les marxistes et autres syndicalistes doctrinaires qui s’est progressivement enfermé dans une relation standardisée de l’organisation fordiste de l’emploi a finalement trouvé chez eux ses meilleurs défenseurs (code du travail, etc….). Le mythe du CDI protecteur persiste « … moins pour la stabilité qu’il procure que par l’accès au graal de la protection sociale qu’il permet….. ».  Complexité et rigidité s’additionnent dans un code du travail d’un autre âge, surprotégeant les insiders et constituant autant de barrière à l’entrée pour les jeunes, les chômeurs et les seniors, alors que le travail est devenu protéiforme, collaboratif, agile et autonome.
Au terme d’une analyse particulièrement documentée, l’auteur apporte 25 propositions de réforme qui paraissent pouvoir concilier besoin de sécurité et de liberté pour retrouver du sens plutôt qu’une valeur (sans doute à jamais perdue) sous les coups de butoir des crises économiques et des évolutions sociologiques qui sont autant de tsunami.
Le travail étouffe dans un cadre aujourd’hui devenu obsolète, il se doit de briser ses chaînes à travers une nouvelle démocratisation de l’Entreprise.
Si le travail est émancipateur, la vraie question reste de savoir si l’emploi l’est encore. Pour l’auteur il faut libérer le travail de l’emploi et permettre aux individus de redevenir acteur et sujet de leur travail. Le défi qui est devant nous est une forme de réconciliation des contraires, ni salariat ni précariat, mais liberté et sécurité, indépendance et stabilité, collaboration et protection. C’est ce concept de «libertariat» que préconise Denis Pennel comme le chemin nouveau pour répondre à cette profonde aspiration qui, sur bien des points, apparaît comme une véritable révolution du travail. Des clés pour comprendre cette soif de liberté au sein du monde du travail.

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«Lançons la révolution du travail!»

3D Travail-la-soif-de-liberteCet article est un extrait de la retranscription de mon intervention lors du Congrès HRRH qui s’est tenu à Berlin en mai dernier. L’intégralité de l’article peut être lue ici.

Comme l’a expliqué Denis Pennel lors de la première intervention du congrès HRRH, le salariat souffre d’une grosse fatigue. «Il est attaqué dans ses quatre formes», a expliqué le directeur général de la World Employment Confederation. «La relation de subordination est remise en cause par l’évolution sociale de la société. En outre, à cause des nouvelles technologies, cette subordination prend aujourd’hui des formes plus contraignantes.»

L’unité de temps et de lieu a aussi disparu. Le temps de travail est dilué tout au long de la journée et même, pendant le soir et pendant le week-end. Dans l’autre sens, la vie privée envahit la sphère professionnelle. Quant au lieu, il ne se limite plus au bureau conventionnel, bien enfermé dans l’entreprise.

Denis Pennel insiste aussi sur le changement de nature des rémunérations. «Ainsi, note-t-il avec ironie, nous travaillons tous gratuitement.» En cause? Ce que l’on appelle le travail du consommateur. C’est le cas quand vous commandez un billet de train sur Internet.
Par ailleurs, les salaires ne représentent plus que 32% des revenus des Français. Le reste provient des transferts sociaux, des revenus du capital, des revenus du travail indépendant. Enfin, la sécurité sociale ne tient plus toutes ses promesses.

Résultat? Une épidémie de burn-out ou de bore-out. Un manque de reconnaissance généralisé. Et 13% des salariés belges seulement affirment être engagés dans leur travail. Encore un chiffre: en Belgique, 50% des embauches seulement visent un CDI à temps plein.

Pour Denis Pennel, la guerre de l’indépendance au travail a donc commencé. Faut-il en revenir à Marx qui réclamait l’abolition du salariat? «Peut-être», répond-il. «D’ailleurs, cette demande est partagée par les jeunes notamment. Et elle se traduit concrètement par le retour en force du travail indépendant sous des formes très variées.» De l’agriculteur au consultant en marketing.«Et pour la majorité de ces indépendants, leur statut est le fruit d’un choix. Et ils sont en général plus heureux dans leur travail que leurs collègues salariés.» S’y ajoutent les plateformes, les places de marché spécialisées dans les micro-tâches… On voit encore apparaître de plus en plus de slashers, ces individus qui cumulent plusieurs activités.

Dans ce contexte, Denis Pennel insiste sur une chose: il faut réhumaniser le monde du travail. «Nous devrions redonner du confort et de la liberté sur les lieux de travail. Je pense aussi que la gouvernance des entreprises doit se transformer. Au fond, il faut respecter tous les investisseurs, ceux qui fournissent le capital et ceux qui le font fructifier grâce à leur travail.» Et la GRH doit, elle aussi, se démocratiser. Par exemple, en consultant plus largement les salariés.

Le travail n’est pas une malédiction, il est le véhicule de l’épanouissement personnel. C’est la conviction de Denis Pennel. «Il faut libérer le travail de ses entraves pour que l’individu se libère grâce à lui», conclut-il. «Au fond, le travail, c’est s’accomplir, se réaliser… Le travail, c’est faire quelque chose qui a du sens pour soi, qui puisse être utile à la société. Libérons le travail!»

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A quoi ressemblera le travail en 2030?

Produrable

Dans le cadre du salon professionnel Produrable, une conférence plénière a été organisée sur le thème des mutations du travail, à laquelle j’ai eu le plaisir de participer. Animé par Dominique Turcq (Boostzone), ce débat a réuni également Danièle Linhart (CNRS) et Caroline Bloch, (DRH Microsoft France). Parmi les sujets abordés, le thème de la liberté et du bien-être dans le travail a particulièrement intéressé l’audience. Tout comme la question du développement de l’intelligence artificielle et de son impact sur notre vie professionnelle.

La video de ce débat peut être vue ici

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Le travail à la conquête de sa liberté!

Economie & Management 167_Denis_Pennel-page-001Dans son dernier numéro, la revue Economie & Management a publié un long entretien sur le contenu de mon dernier livre « Travail, la soif de liberté » (éditions Eyrolles). Intitulé « le travail en mutation », le numéro fait le point sur la transformation de notre société et de notre économie avec le numérique. Si les destructions d’emplois dues au numérique sont une évidence, les créations font davantage débat. Comment les organisations font-elles face à ces changements ?

Dans mon interview, j’insiste sur la fin de la triple unité du travail : fin unité de temps, de lieu et d’action. Les nouvelles technologies (informatique puis digitalisation) ont permis une dématérialisation du travail, qui n’a plus obligatoirement besoin d’un endroit physique pour s’exprimer. Cette déspatialisation a également rendu poreuse la frontière entre vie privée et vie professionnelle, cassant l’unité de temps. Enfin, la multiplication des formes d’emploi, aussi bien au sein du salariat (CDD, intérim, temps partiel) qu’en dehors (freelancers, travailleurs en ligne, créateurs de start-up) ont mis fin à l’unité d’action. Le travail est devenu poreux, omniprésent, multiforme et à géométrie variable !

D’autre part, la soif de liberté est l’une des raisons essentielles du retour en grâce du travail indépendant, qui permet à chacun d’entre nous de redevenir acteur de sa vie professionnelle. Ou comment réintroduire l’esprit d’entreprenariat dans la relation de travail, en sortant des sentiers trop balisés et contraignants du salariat. La guerre de l’indépendance (au travail) a débuté : la rupture entre emploi et travail est consommée, le divorce est prononcé. Un nombre croissant de professions souhaitent retrouver une vraie liberté dans l’exercice de leur métier.

L’article peut être commandé ici

 

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