You may not like it, but the « uberisation » of the workplace is a new revolution

uberisation2Think Uber, Spotify, Netflix and Airbnb. New ‘Uber-like’ business models are now being embraced in the field of employment too. The changing nature of employment relationships will require a complete overhaul of welfare and social security systems, writes Denis Pennel.

Work and the workplace are witnessing a revolution. To be successful organisations must react quickly, reduce product lifecycles and focus on core business and delivery.

The latest business models, based on digitalisation and connected users, illustrate the shape of things to come. Think Uber, Spotify, Netflix and Airbnb. Each taps into global demand and wide diversity. Their lean business models allow them to make and grow markets and margins very quickly. In just four years, without owning any real estate, Airbnb has gathered the same number of hotel rooms as Hilton Hotels amassed in over 90 years in business.  Similarly, Uber is the world’s largest taxi company, but does not own any cars!

New ‘Uber-like’ business models are now being embraced in the field of employment too. Today, added-value is no longer created by companies but by customers and networks. Mass customisation has replaced mass industrialisation and increasingly information products have replaced tangible goods. Low-cost IT and communications means work is increasingly digitalised and divided into tasks. New ‘online staffing’ players and services like UpWork, TaskRabbit and Workana allow people to hire workers for specific tasks – either remotely or at home/work.

Labour markets are increasingly complex for workers too. OECD data shows almost 20% of jobs terminated within one year, while over 33% last less than 3 years. This is forcing workers to embrace a more entrepreneurial approach to finding and maintaining work. Traditional jobs are disappearing as routine work is replaced by machines, fastidious work is increasingly outsourced and creative work is now highly prized and artisanal.

Meanwhile, workers want more authenticity, collaboration and opportunity from work. This together with the fact that we are all living longer and may need to work into our seventh decade, means the very concept of employment needs to be completely redefined.

The full article can be found here

L’article complet peut être lu ici

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Une boîte et un boulot uniques, non merci !

salariat-en-europe«Slasheurs, auto-entrepreneurs, intérimaires… les nouvelles formes d’emploi se multiplient et témoignent d’une remise en cause du rapport à l’entreprise. Fini, le CDI ? Menacé, le salariat ? Pas encore. Zoom sur des travailleurs atypiques et heureux de l’être.

GENERATION SLASH. Moussa Kébé est un «slasheur». Dérivé du signe typographique slash (/), cet anglicisme désigne un travailleur qui cumule plusieurs emplois par choix. De plus en plus nombreux, les slasheurs ne sont que le dernier avatar d’une nouvelle génération de travail leurs: autoentrepreneurs, managers de transition, intérimaires, indépendants en portage salarial… Ces statuts professionnels remettent en question les deux piliers de l’emploi en France: le salariat et le contrat à durée indéterminée. Certes, les salariés en CDI représentent 77% des individus sur le marché de l’emploi. Mais le modèle se fissure, au profit notamment des contrats à durée déterminée: entre 2003 et 2013, leur nombre a augmenté de 80%.

Le phénomène tient bien sûr à un environnement économique dégradé, marqué par la multiplication des plans de départ volontaire et des licenciements. Il est le reflet d’un marché qui offre peu de perspectives de retour à l’emploi traditionnel. Cette transformation est d’ail leurs actée par la population: 65% des cadres estiment que le CDI ne sera plus la norme dans l’avenir [baromètre 2014 de la Fondation ITG] . Ils sont même 87% à penser devoir expérimenter plusieurs statuts dans leur carrière.

QUETE DE SENS. L’essor de ces emplois hybrides tient aussi aux profondes évolutions qui traversent une société gagnée par la globalisation et la mobilité. Pour caractériser ces changements, les sociologues ont forgé le concept de «mobiquité». Il désigne la condition de ces nouveaux travailleurs, tenus d’être à la fois mobiles et accessibles vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Comme si nous étions destinés à ressembler à nos smartphones, en devenant nous-mêmes multifonction. Com ment ne pas y voir aussi une aspiration grandissante à l’autonomie et à l’autoréalisation? L’Etat providence n’existe plus, la société n’est plus porteuse d’idéaux et on ne peut plus compter sur la protection de l’entreprise? Alors, quitte à être précaire, autant y trouver du sens! «Plus qu’à une crise de l’emploi, nous assistons à une révolution du travail», explique Denis Pennel, DG de la Confédération internationale des agences d’emploi privées et auteur de Travailler pour soi (Seuil). «La notion même d’emploi – défi nie par le salaire, le statut, la protection sociale – est supplantée par celle de travail, précise-t-il. Et la valeur de ce travail s’apprécie de plus en plus selon la tâche et le résultat, et de moins en moins à l’aune du temps passé. Comme le travail de l’artisan, en quelque sorte.»

Pour lire l’article de Capital, cliquez ici

Publié dans Uncategorized | Un commentaire

« Un modèle standard de contrat et d’horaire n’a plus de sens »

L'ECHOLe quotidien économique L’Echo a publié un article (lire ici) sur la proposition du gouvernement belge d’aller vers « un travail à la carte ». Ci-dessous vous trouverez la restranscription de mon interview :

Denis Pennel est directeur de la Ciett (Confédération mondiale des services d’emploi privé), et spécialiste du marché du travail. « À l’heure actuelle, alors que la population active n’a jamais été aussi diversifiée (50% de femmes parmi les travailleurs, intégration des personnes handicapées…) offrir un seul modèle homogène de conditions horaires à tous n’a plus de sens », explique-t-il.

A ses yeux, il y a donc un intérêt certain à déstandardiser les relations de travail. »Il faut être conscient que l’on n’est plus dans les années 90.Notre modèle économique a changé.Il y a 50 ans, on était dans un modèle industriel.Aujourd’hui, on est dans une société de services, avec des produits immédiatement accessibles. Ce qui veut dire qu’il faut réformer l’organisation du travail. »

D’après le spécialiste, les réticences ne viennent pas des travailleurs (ils sont demandeurs de plus de flexibilité dans les horaires pour pouvoir mieux concilier leur travail et leur vie privée).Ce sont les employeurs qui sont plus réfractaires. »Et pourtant, ils vont pouvoir moduler leur force de travail en fonction de leur carnet de commande (avec l’annualisation du temps de travail, par exemple).

Cela permet aussi à l’économie du pays de mieux résister à la crise, l’Allemagne et son système de chômage partiel en a été un bel exemple. »

Publié dans Uncategorized | Un commentaire

Et si l’économie du partage annonçait la fin du salariat ?

emploiLa logique de l’économie du partage, c’est celle de la fin du salariat, admettent même ses plus ardents défenseurs. Avec, pour conséquence, une impossibilité croissante de financer la protection sociale, et donc le risque de faire disparaître le modèle français de sécurité sociale.

L’économie collaborative ou économie du partage est à la mode. Il est d’ailleurs nettement plus « hype » de parler de « sharing economy ». Le Président Barack Obama lui-même n’a-t-il pas vanté ses mérites, déclarant que le bricolage est le « made in America » de demain ? Des transports – on pense bien sûr à Uber ou BlaBlaCar – à la high-tech – il est question aux États-Unis de plateformes d’échange entre particuliers-inventeurs -, en passant par l’hébergement (Airbnb), les travaux à domicile, il n’est rien de plus moderne que cette économie. À l’heure du pouvoir d’achat en berne, n’y a-t-il pas là une solution évidente à nos maux actuels ? Rentrer chez soi en voiture – avec chauffeur, s’il vous plaît ! pour 8 euros, être hébergé pour 30 euros, n’est-ce pas l’avenir?

L’avenir ? Cette économie a existé par le passé, soulignent certains thuriféraires de la « sharing economy », relativisant sa nouveauté pour mieux montrer à quel point elle est naturelle. « Ni le principe du partage de ressources, ni celui de gens ordinaires devenant leurs propres patrons ne sont réellement nouveaux ; en effet, il n’y a qu’à l’époque de l’industrialisation et de la modernité occidentale que ces pratiques étaient inhabituelles », soulignait récemment le patron d’Apartager.com, Karim Goudiaby.

Alors que l’économie collaborative est donc une pratique séculaire que la technique du numérique modernise et actualise, la rendant encore plus efficace, pourquoi voit-on des hésitations à se tourner vers ce modèle ? Pourquoi attaquer Airbnb ou Uber, comme le font de nombreuses autorités publiques, de l’administration française au procureur général de New York, alors que la « share economy » se trouve à la pointe de la lutte contre les monopoles, et redonne du pouvoir, enfin, à la population ?

« Nos contemporains sont parfaitement capables de prendre leurs propres décisions économiques, et les gouvernements doivent leur accorder confiance sur ce sujet. Ils doivent cesser de maintenir sous contrôle les plus petites initiatives de leurs administrés », souligne encore Karim Goudiaby.

Après tout, pourquoi ne pas laisser « les gens » gérer leurs propres affaires ? Assez de règles contraignantes, d’impôts en tous genres ! Cette modernité de l’échange informel, illustrée également par les Systèmes d’échanges locaux (les SEL) qui se multiplient à travers la France – on compte une cinquantaine de ces structures d’échanges qui ont leurs propres monnaies locales, rien qu’en Île-de-France – les économistes libéraux la défendent de longue date.

Ainsi l’ex-ministre Alain Madelin vantait cette liberté des SEL : vous voyez bien que, sans contrainte légale, l’échange, et donc le travail, peuvent se développer indéfiniment, soulignait-il. Comme nous serions plus riches sans ces lois et règlements étouffant l’esprit d’initiative et la création de richesses !

« Une anomalie dans l’histoire économique »

Que signifierait en fait une telle absence de contraintes ? Quelles seraient les implications du point de vue de l’organisation de la société ? Le patron d’Apartager.com les esquisse : « Avant la révolution industrielle, et encore aujourd’hui dans les pays en voie de développement, chaque individu était son propre employeur (…), il avait un métier, un savoir-faire, qu’il s’agisse de produire un bien ou de fournir un service. Il le vendait à son voisin, ou l’échangeait parfois contre le bien ou le service de ce voisin. »

Dans un numéro spécial de la revue Sociétal (Réinventer le modèle social, Sociétal 2015, éditions Eyrolles), Denis Pennel, Directeur général de la Ciett et auteur du livre « Travailler pour Soi (Seuil, 2013), abonde dans ce sens d’une remise en cause du salariat généralisé :

« Certains pourront voir le développement du travail hors salariat comme une régression historique, un retour vers la période antérieure aux Trente glorieuses. Mais la bonne question à se poser est de savoir si la généralisation du salariat n’était pas qu’une exception, voire une anomalie dans l’histoire économique et sociale. » Et d’insister : le salariat ne serait-il pas « l’apanage d’une société industrielle de production de masse, de plein-emploi, dans un monde peu concurrentiel ? »

Bref, la société salariale serait dépassée.

« N’oublions pas d’ailleurs que, jusqu’en 1930, en France mais également dans nombre de pays développés, la forme d’emploi dominante était le travail indépendant », souligne Denis Pennel. Un mode d’organisation compatible avec une grande diversité d’emplois : « Dès le XIXe siècle, il existait un grand nombre de catégories de travailleurs, mais les différences s’organisaient plus autour de métiers exercés qu’autour des statuts d’emplois.»

Voilà donc le modèle défendu implicitement par les tenants de la «share eco-nomy» : une économie où chacun est son propre patron, une économie d’avant le salariat, ce mode d’organisation sociale qui semble soudain démodé.

Et s’il venait à s’effacer? Et s’il n’avait été qu’une parenthèse, marquant l’organisation -économique et sociale du seul XXe siècle? Effectivement, le salariat n’a pas toujours été la norme, tant s’en faut. Comme le relevait le sociologue Robert Castel dans son livre phare «Les métamorphoses de la question sociale, chronique du salariat», ce statut a longtemps été, jusqu’au début du XXe siècle, l’apanage d’une minorité.

Et pas de la plus chanceuse : être salarié, au milieu du XIXe siècle, c’était faire partie de la lie de la société. On peine à imaginer aujourd’hui, dans notre société dominée par ce mode d’organisation sociale, tout ce que le statut de salarié pouvait avoir de dégradant, dans une France encore largement agricole, où les agriculteurs plus ou moins riches mais pour la plupart d’entre eux propriétaires, ou espérant le devenir, étaient les plus nombreux, aux côtés des artisans et bourgeois. Le salarié, c’était celui qui n’avait rien. Aucun patrimoine. Rien que ses bras. C’était donc, initialement, le prolétaire. Un prolétaire souvent en marge de la société, effrayant le bourgeois, relevant des classes dites alors «dangereuses».

L’intégralité de l’article de La Tribune peut être lu ici

Publié dans Uncategorized | Un commentaire

« Le modèle social bâti sur le salariat est en train de s’effondrer »

5ab56d66-e95b-4bb3-9566-ad45d9f35a3cDe profonds bouleversements sont en cours sur le marché du travail. L’apparition de plateformes numériques comme Uber ou Airbnb crée de nouvelles classes de travailleurs sans employeur. « L’emploi standardisé sous la forme du salariat répondait à un besoin (…) désormais dépassé », estime Denis Pennel, directeur général de la Confédération mondiale des agences d’intérim.

Trends-Tendances: Vous estimez que nous avons franchi « le point culminant du salariat ». Pourquoi ?

Denis Pennel: Pour trois raisons principales. Tout d’abord, notre modèle basé sur l’économie manufacturière a évolué. L’emploi standardisé sous la forme du salariat répondait à un besoin généré à l’époque par les processus de fabrication de produits standardisés de masse. Ce besoin est désormais dépassé et le CDI est devenu inadapté à la nouvelle réalité économique. Deuxièmement, les technologies contribuent à la dématérialisation du travail, qui change du coup de nature. Si les salariés ne doivent plus être fixés en un même lieu, la relation salariée perd de son intérêt. Enfin, l’une des raisons mêmes du salariat est en train de disparaître. Si le salarié accepte de renoncer à une part de ses libertés, c’est en échange d’une garantie de stabilité et de visibilité sur l’évolution de sa carrière. Or, les carrières ne sont plus ascensionnelles et le salariat ne garantit plus la sécurité de l’emploi. En France, un tiers des CDI sont rompus après un an. Le pacte est brisé.

Cliquez ici pour lire l’article complet

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Stamp out undeclared work to boost inclusive labour markets

CIETT FAST FORWARDUndeclared work undermines social systems and employee rights, but good labour market regulation can reintegrate workers and benefit the economy, writes Denis Pennel.

Estimates suggest that among the global working population of three billion people, almost two-thirds – some 1.8 billion people – are working in the undeclared economy. Here in Europe, levels of undeclared work differ widely from a low of 7.5% of GDP in Austria to 13% in Germany, and from 21.1% in Italy to a high of 31.2% of GDP in Bulgaria. Undeclared work poses a number of macro-economic challenges. It undermines business and the economy and impacts workers and citizens. Eurociett therefore welcomes the Commission initiative to establish a platform to exchange national best practices on tackling undeclared work, but it should not be just a talking shop!

For governments, undeclared work obstructs revenues from taxes, VAT and national insurance, which undermines the very sustainability of social protection systems. It also weakens the power of trade unions and collective bargaining. It places legitimate business at a competitive disadvantage in comparison to businesses operating in the black, and forces hitherto law-abiding firms away from regulatory compliance. Customers of the undeclared economy also suffer as they have little legal recourse if a job is badly done and no insurance or guarantees that health and safety regulations are followed. The impact on workers is profound. Undeclared employment effectively places them outside the system. They have no job security, no rights and no career progression. As a result, undeclared workers tend to experience a lower quality of work and working conditions.

L’intégralité de l’article peut être lu ici (en anglais)

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Nous allons vers une ubérisation du marché du travail

De profonds bouleversements sont en cours sur le marché du travail. L’apparition de plateformes numériques comme Uber ou AirBnb créent de nouvelles classes de travailleurs sans employeur. Les carrières se fractionnent, les jobs multiples deviennent la norme, l’attachement à l’entreprise s’effrite, le travail se dématérialise, la sous-traitance explose. Bienvenue dans le monde post-industriel et digital, où les free-lances sont rois.

See on Scoop.itLa nouvelle réalité du travail

Publié dans Uncategorized | Un commentaire