Le salariat est-il menacé ?

Fin salariat FigLa fin du salariat n’est pas pour demain. Pour autant, une évolution profonde est en cours. «Le nouveau paradigme, c’est la pluriactivité, l’entrepreneuriat en complément du salariat», expliquent Augustin Landier, professeur de finance à la Toulouse School of Economics, et David Thesmar, professeur à HEC. Et de citer le prof de fac qui fait du conseil en plus de ses cours, le livreur faisant le taxi le week-end, et tous ceux qui rentabilisent leur voiture ou leur maison via les plates-formes collaboratives, sans en faire pour autant leur source de revenus principale. «Demain, l’emploi sera fragmenté, individualisé, à la carte, moins subordonné et plus collaboratif», explique Denis Pennel, directeur général de la Confédération mondiale des services privés pour l’emploi (Ciett), dans son livre Travailler pour soi. Quel avenir pour le travail à l’heure de la révolution individualiste?.

Pour lire l’intégralité de l’article du Figaro, cliquez ici

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Future of Work: Jobbing Out Is The Latest Trend

FCmHetXDWgAAS_uCew people would deny that the world of work is changing. Gone are the days of a job for life with the promise of a gold watch and a pension after 40 years of faithful service. Today the employment market is volatile, fast-moving and in a constant state of flux. Full-time permanent contracts as characterised by the 1950s manufac – turing-based economy are disappearing as career paths become multifaceted with the average work – ing life encompassing periods as an employee, some years of self-employment and inevitably also times of unemployment.

The past 20 years have seen the emergence of many new forms of work from teleworking, coworking and crowdworking through to job sharing and training contracts. In many countries, up to 30 different types of labour contract are in use along – side each other and the percentage of people employed under non-standard contracts continues to grow. In Japan, 35% of people work under non-permanent contracts. The figure is 40% in the EU, and some 15% of the EU workforce – around 33 million people – are self-employed. This number rises to 25% in the US. Even those Euro – peans with ‘standard’ contracts now work atypical hours – with two-thirds working evenings or weekends as opposed to the classic ‘nine to five’.

Now, however, we are witnessing the emergence of a brand new phenomenon, with people resign – ing from secure employee positions to go-it-alone as independent workers. This ‘jobbing out’ as I like to call it has undoubtedly been hastened by the recent economic crisis where a contracting global economy meant that many people lost their jobs and were forced to take a different approach to work. However, it is not just necessity at play. Workers are increasingly faced with either burnout or bore-out in their working lives, and are seeking a new freedom and flexibility in their work.

The full article can be read here

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What are the major shifts in the New World of Work?

Cover final Ego RevolutionThe future of work increasingly looks like the past. Yet how can we separate all the hype from the real, organic changes happening on the labour market? In this podcast, we won’t be speaking about robots, but about the employment relationship, and what a more diverse, more complex labour market means for policy makers, employers and workers.

What are some of the major shifts in the New World of Work?

  • Labour markets are becoming increasingly complex and diverse
  • The global working population has doubled in the past 30 years with India, China and former USSR countries joining the global labour market
  • De-standardisation of the employment relationship – moving away from the norm of full time, open ended contracts
  • Development of new forms of work (part-time, fixed-term, agency, temporary contracts)
  • The transition between different forms is much more fluid and quicker (from employment to freelance, at the same time having a full-time job but launching a startup)

Le podcast (en anglais) peut être lu ici

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L’État providence à l’épreuve du postsalariat

Moins de salariés, moins de cotisaLexpansion fin salariatnts… et moins de prestations. Comment les pouvoirs publics peuvent-ils s’adapter à cette nouvelle donne où les indépendants veulent aussi une couverture sociale et les précaires un revenu de base?

Quelques juristes phosphorent pour inventer de nouveaux droits mieux partagés entre les différentes catégories d’actifs. Une solution assez évidente consiste à ne plus attacher des droits en fonction du statut (salarié/non salarié). Dans une note rédigée pour le think tank Génération libre, le directeur de la Ciett (Confédération mondiale des services privés pour l’emploi), Denis Pennel, propose de substituer au volumineux Code du travail un statut de l’actif assis sur un socle de droits fondamentaux mince comme une galette d’épeautre (temps de travail calculé en forfait jour, repos hebdomadaire…); le reste relèverait de la négociation collective et des accords de branche.

« Dans des secteurs comme l’Internet, il faut de la vélocité et de la flexibilité pour l’employeur. Mais aussi du donnant-donnant: par exemple, réduire le coût d’un licenciement mais, en cas de succès, augmenter la participation des salariés au résultat », propose Gilbert Cette, professeur d’économie à l’université Aix-Marseille.

Extraits de l’article paru dans L’Expansion du 11 novembre 2015 . L’intégralité de l’article peut être lue ici

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Est-ce la fin du salariat ?

Slide2Le travail indépendant se développe à tel point que certains pronostiquent déjà la fin du salariat. Sans aller jusque-là, le monde du travail connaît des transformations profondes.
Cette semaine, Félix planche sur la rénovation d’une maison pour aider un client qui a du mal à la vendre. La semaine prochaine, il changera le sol d’une femme qui ne veut plus de son lino. Puis, il ira faire un peu de peinture chez un client régulier, chez qui il travaille deux à trois jours par mois. Meubles à monter, rideaux à fixer, jardinage, fuite à réparer, courses à faire… Félix est ce qu’on appelle un « jobber », un travailleur qui multiplie les petits boulots à la demande.
Inscrit sur FamiHero, une plate-forme vouée aux services aux particuliers, et sur Jobbers, tournée vers la conciergerie d’entreprise, cet ex-salarié dans la maintenance est devenu autoentrepreneur il y a deux ans. « C’est sûr que je gagne un peu moins qu’avant, raconte-t‑il, mais je suis plus libre, j’ai plus de passion. Ça correspond mieux à ma philosophie personnelle. »
« Parler de fin du salariat, c’est caricatural, renchérit Denis Pennel, directeur général de la Fédération mondiale des agences d’intérim (2). Mais je pense que sa prédominance va s’estomper, notamment sous sa forme type, le CDI, qui a bien correspondu à la période de production de masse standardisée des Trente Glorieuses. »
Surtout, insiste Denis Pennel, « ce dégonflement du salariat intervient en plus d’une autre tendance lourde : la diversification des formes de l’emploi à l’intérieur du salariat ». Si le CDI concerne toujours 76 % des personnes en emploi, la précarité grignote le modèle : un tiers des CDI dure moins d’un an, près d’un salarié sur cinq est à temps partiel, plus de neuf embauches sur dix se font en contrat précaire, dont la durée moyenne est désormais inférieure à un mois…

L’intégralité de l’article peut être lu ici 

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La transformation silencieuse du marché du travail

 

IMG_1400Pendant que les débats se poursuivent sur le statut du salarié et l’opportunité du contrat de travail unique, le marché accomplit discrètement son œuvre. Si le statut de salarié et le contrat de travail à durée indéterminée (CDI) restent largement majoritaires du fait de leur inertie et de leur primauté juridique, le marché n’en vit pas moins une profonde transformation : il ne génère plus désormais que des emplois non-salariés.  

Sous l’effet de la crise et la transformation à marche forcée de notre économie, le marché du travail traverse depuis quelques années une période de forte turbulence. Beaucoup d’observateurs anticipent la disparition du salariat et du CDI au profit d’une  multiplication du nombre de travailleurs indépendants.

Pourtant, Derek Perrotte titre son article paru dans Les Echos du 27 octobre 2015 « malgré la crise, l’emploi salarié et la part des CDI se maintiennent ». Denis Pennel lui répond, dans un article du 8 octobre 2015 (lire ici), qu’il faut « changer notre vision du marché du travail car le salariat  à modèle unique a vécu ». Marion Degeorges va plus loin, elle affirme dans un article du 29 août 2015  que « les travailleurs indépendants vont transformer l’économie ».

Le marché du travail est devenu protéiforme

On peut douter qu’une reprise économique soit  en mesure de freiner une lame de fond qui transforme peu à peu le paysage du travail en France, lequel est devenu largement protéiforme et ne ressemble plus à la projection classique que l’on s’en fait.

•    18.9 % des personnes en emploi travaillent à temps partiel
•    15% télé-travaillent
•    1,64 million de personnes sont en situation de sous-emploi en 2014, soit 6,4 % des actifs occupés. Il s’agit essentiellement de personnes sous contrat à temps partiel souhaitant travailler davantage et disponibles pour le faire.
•    Denis Pennel rappelle que le CDI n’est plus synonyme de stabilité : « plus d’un tiers des CDI sont rompus avant un an »
•    Plus de 2,3 millions de personnes cumulent en France plusieurs activités, « brouillant un peu plus la stricte frontière entre le salariat et le travail indépendant ».

L’intégralité de l’article paru sur le blog de Acer RH peut être lue ici

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Salaires, logement : comment les jeunes s’adaptent face aux « galères »

opinionUne étude, révélée cette semaine par le quotidien britannique The Guardian, montre que la fameuse génération Y fait face à une diminution nette de ses revenus, parfois commencée avant même la crise de 2008.

« Le moment d’entrée sur le marché du travail est déterminant pour l’ensemble de la carrière des individus. » Selon Denis Pennel, directeur général de la Confédération internationale des entreprises de recrutement et d’intérim (Ciett), les « Millennials », ces jeunes nés entre 1980 et le milieu des années 1990, vont probablement subir encore pendant des années les soubresauts du marché du travail. Une analyse rejoignant celle de l’étude du Guardian, s’appuyant sur les statistiques du Luxembourg Income Study (LIS). L’organisation, dotée de la plus grande base de données internationale concernant les revenus, souligne ainsi par exemple qu’en Italie, les moins de 35 ans ont en moyenne des revenus inférieurs à ceux des retraités de moins de 80 ans. Des jeunes qui, en Grande-Bretagne, voient leurs revenus après imposition augmenter trois fois moins vite que ceux des personnes âgées.

« Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l’évolution historique est allée dans le sens d’une amélioration à la fois des revenus et du confort matériel, commente Denis Pennel. Nous sommes face à un changement de paradigme. » De fait, selon l’étude, depuis le début de l’histoire industrielle, les revenus des jeunes adultes n’ont pratiquement jamais autant baissé par rapport au reste de la société, mis à part lors de contextes exceptionnels, comme les périodes de guerre.

Une certaine précarité par ailleurs renforcée par des phénomènes connexes. « Nous sommes sûrement allés trop loin dans la massification de l’éducation, sans prendre le temps de s’assurer que cela correspondait aux besoins réels du marché du travail. Nous avons toujours besoin d’électriciens ou de plombiers : la preuve, on en manque », explique Denis Pennel. Avec pour effet de créer de faux espoirs chez certains jeunes, occupant des postes pour lesquels ils sont surdiplômés. « Un bac +5 en 1978 n’a pas la même valeur qu’un bac+5 en 2016 », commente de son côté le sociologue spécialiste de la “seniorisation” de la société Serge Guérin, soulignant lui aussi les effets secondaires de l’accès de plus en plus généralisé aux études supérieures.

La réussite vue différemment. Autre phénomène économique accentuant les inégalités entre générations : la bulle immobilière. « Les prix sont bien plus élevés aujourd’hui qu’il y a 20 ans », commente Denis Pennel. « Les loyers constituent l’un des éléments créant le plus de disparités avec les jeunes des années 1970. Les salaires n’ont pas suivi », ajoute de son côté Serge Guérin, professeur à l’Institut des hautes études économiques et commerciales (Inseec). « D’autre part, dans nos centres-villes, les prix à l’achat ont monté, boostés par l’internationalisation du marché de l’immobilier. Londres est l’illustration parfaite de ce phénomène », poursuit Denis Pennel.

Ces éléments font-ils pour autant des jeunes une génération sacrifiée ? Pas si sûr. « Prenons l’exemple des gens en couple. Dans les années 1970, comme souvent seul l’un des deux avait travaillé, ils se retrouvaient à partager une retraite », analyse Serge Guérin. « Aujourd’hui et demain, même si les revenus des femmes n’ont toujours pas rattrapé ceux des hommes, les couples bénéficient souvent de deux retraites. »

Denis Pennel relève quant à lui un autre aspect différentiel entre générations : une conception différente de la réussite. En d’autres termes,pour beaucoup d’Y, le succès de la vie professionnelle réside moins dans le niveau de revenu que dans le bien-être et l’intérêt pour son travail. « Dans ce contexte de précarité, l’entreprise doit passer de la fonction d’outil pour acquérir une sécurité matérielle à un moyen d’atteindre une fin », commente Emmanuelle Duez, fondatrice du cabinet de conseil The Boson Project, spécialiste de la mutation des organisations.

De cette nouvelle relation à l’emploi découlerait également une autre vision d’une vie équilibrée : « Pour la génération de mes parents, conclut Denis Pennel, le but était d’avoir une maison, une voiture, etc. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes, adeptes d’Uber ou de Blablacar, ne voient plus tellement l’intérêt d’acheter un véhicule. » Face à un contexte économique fluctuant, une génération pragmatique, optant plus facilement pour l’usage que la propriété.

Claire Bauchart

Article paru dans L’Opinion du 11 mars 2016

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