Et si le salariat n’était plus la panacée?

L’émission Le Club RH sur @BFMTV s’est fait l’écho de la parution de mon nouveau livre « Travail: la soif de liberté ». La vidéo de l’émission peut être lue ici

BFM Club RH

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« Il faut arrêter de voir le contrat à durée indéterminée comme le contrat de référence »

Extrait de l’article paru dans La Libre sur la sortie de mon nouveau livre. L’intégralité de l’interview peut être lue ici.

Auteur en 2013 de l’ouvrage « Travailler pour soi », où il évoquait l’individualisation du travail, Denis Pennel va aujourd’hui plus loin. Il propose le modèle du « libertariat » dans son nouveau livre « Travail, la soif de liberté » (@Eyrolles).

Photo La Libre

Vous voyez l’évolution du travail comme une marche vers la liberté.

Effectivement. Au début, il y avait l’esclavage. Puis le servage. C’était déjà mieux. Avec le féodalisme, les travailleurs ont pu commencer à quitter leurs terres. Les corporations se sont développées, mais avec une forte réglementation. Et souvent la progression des apprentis était bloquée, les maîtres souhaitant rester les maîtres.

Avec la Révolution française, on a aboli les guides. On a ouvert le marché. A suivi la révolution industrielle, où l’on a pris tous ceux qui travaillaient dans les campagnes et n’avaient pas un vrai métier pour les mettre dans des usines. Le salariat était né. Au début il fut mal perçu. Mais petit à petit, il fut accompagné de plus de protection pour les travailleurs et s’est vraiment développé après la Seconde Guerre mondiale.

Le deal était le suivant : le travailleur renonçait à une part de liberté (il y a un lien de subordination par rapport à un chef qui donne des ordres, vérifie s’ils ont été exécutés et peut prendre des sanctions) en échange d’une stabilité, d’une sécurité et d’une protection sociale.

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La nouvelle société des auto-entrepreneurs

Dans un édito paru dans Les Echos, Gasparg Koenig fait référence à mon dernier livre « Travail, la soif de liberté » (@Eyrolles). Extraits de l’article, l’intégralité peut être lue ici

DP + livre + quote

Le doublement récent du seuil de chiffre d’affaires pour devenir auto-entrepreneur fait basculer ce statut dans un autre univers: celui du post-salariat

Les mesures les plus révolutionnaires sont souvent les plus discrètes. La création du régime d’auto-entrepreneur par Hervé Novelli en 2009, obtenue de haute lutte contre à peu près l’ensemble des fédérations professionnelles, a transformé le rapport au travail et au salariat. Les derniers chiffres publiés par l’INSEE montrent que plus de la moitié des inscrits en font leur activité principale. L’auto-entrepreneur fait désormais partie de nos vies : deux millions d’actifs sont passés par ce statut, tandis que 42% des Français ont eu recours aux services d’un auto-entrepreneur.

Il faut se réjouir que disparaisse l’aliénation propre au salariat, si justement dénoncée par Marx dans les Manuscrits de 1844 : « L’activité de l’ouvrier n’est pas son activité propre. Elle appartient à un autre, elle est la perte de soi-même ». L’auto-entrepreneuriat généralisé permettra-t-il de se regagner soi-même ? C’est la thèse du récent livre de Denis Pennel , Travail, la soif de liberté (Eyrolles) : on constate depuis une quinzaine d’années une poussée non seulement du travail indépendant, mais également du désir d’indépendance au sein d’organisations plus classiques. La société a intégré la fin du modèle du plein emploi sans pour autant céder au mythe techno-millénariste de la fin du travail. Elle construit elle-même une alternative : le « plein travail », une combinaison d’activités diverses, durables ou non, rémunérées ou non, sur un mode entrepreneurial, coopératif et décentralisé. Chacun construit ainsi son propre métier, pareil à nul autre. Comment ne pas se féliciter que le travail à la chaîne soit remplacé par un travail à la carte !

 

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Vive le travail !

Lexpress septembre 2017 001

Emmanuel Le Chypre a publié dans le numéro de L’Express daté du 19 septembre une critique de mon dernier livre « Travail: la soif de liberté » paru aux éditions Eyrolles. « Voilà un livre qui permet de prendre de l’altitude sur un sujet trop souvent traité au ras des pâquerettes : le travail. (…) Après une brillante présentation de la relation complexe entre liberté et travail, Denis Pennel trace les contours de ce que pourrait être le statut des travailleurs du XXIème siècle : le libertariat. »

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Le travail ne meurt pas, il se transforme

DP + livre + quoteExtrait de l’article publié dans Les Echos par Benoît Georges sur la sortie de mon nouveau livre. L’intégralité de l’article peut être lu ici
L’idée que les machines vont rendre le travail humain obsolète se répand. Deux essais affirment le contraire : ce qui doit mourir, c’est notre vision du travail héritée du XXe siècle.

C’est l’un des débats les plus passionnants sur l’économie du XXIe siècle : le travail humain va-t-il disparaître ? Passionnant, parce que les progrès de la robotique et de l’intelligence artificielle laissent entrevoir un monde où le labeur des hommes sera devenu inutile, ce qui bousculerait les fondements de nos sociétés (études, protection sociale, redistribution des richesses…). Débat passionné, aussi, tant ceux qui annoncent un grand remplacement de l’humain par les machines et ceux qui n’y croient pas semblent irréconciliables. Alors que paraît en France un livre de référence, « L’Avènement des machines  » (« Les Echos » du 8 septembre 2017), deux essayistes français défendent une vision radicalement opposée.

(…)

La mutation du travail est justement au coeur du livre de Denis Pennel, directeur général de la World Employment Confederation. S’il ne consacre qu’un court chapitre à la robotisation, avec une vision proche de celle développée par Nicolas Bouzou, ce spécialiste des ressources humaines montre que notre vision du travail ne correspond plus à la réalité. « Au cours des vingt derniers siècles, on est passé de l’esclavage au servage puis à l’artisanat, avant d’assister, au cours de la seconde moitié du XXe siècle, à la généralisation du salariat », écrit Denis Pennel. «  Si la recette a fonctionné durant les Trente Glorieuses […], la logique a été poussée trop loin et trop longtemps. »

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Le temps du salariat est compté, vive le libertariat!

Extrait de mon interview paru dans L’Usine Nouvelle. L’article complet peut être lu iciDP + livre

Essayiste et directeur général de la World Employment Confederation, Denis Pennel a publié plusieurs ouvrages consacrés aux mutations du travail. Dans « Travail, la soif de liberté » qui vient de paraître aux éditions Eyrolles, il explique pourquoi après le salariat émerge un nouveau mode d’organisation : le libertariat.

L’Usine Nouvelle – Vous êtes l’auteur de plusieurs ouvrages sur les mutations du travail. Qu’est ce qui vous a conduit à écrire « Travail, la soif de liberté » ?

Denis Pennel – Nous sommes en train de vivre un changement de paradigme dans notre relation au travail. Le mouvement a commencé il y a une dizaine d’années mais on commence à le voir émerger. On observe une soif croissante de liberté et d’autonomie dans la relation au travail. En France, on observe cela avec la récente croissante du nombre de travailleurs indépendants, alors qu’il avait régulièrement baissé pendant de nombreuses années. Selon moi, ce n’est qu’un frémissement, le début d’un mouvement. A l’inverse, la situation du salariat est de plus en plus associée à un sentiment de « grosse fatigue », qu’on évoque le burn out, le bore out, ou qu’on s’inquiète de la perte de sens du travail. Le sondage réalisé par Gallup révèle que seulement 13 % des salariés français sont vraiment motivés.

Ce phénomène a-t-il des causes ou est-il de génération spontanée ?

Notre société a évolué mais le travail ne s’est pas adapté suffisamment. Après la guerre, on n’avait qu’une vingtaine de démocratie dans le monde. Aujourd’hui, l’ONU en dénombre 120. C’est dire l’ampleur du mouvement qui évidemment ne concerne pas que la France, même si mon ouvrage en traite essentiellement.

La relation de subordination, qui est au cœur du salariat, est de plus en plus mal vécue. Le salariat c’était renoncer à une certaine liberté contre davantage de sécurité. Or qu’observe-ton ? Les protections reculent. La stabilité de l’emploi n’est plus vraiment de mise. Les prestations sociales diminuent alors que  les cotisations augmentent. Quant à l’autorité, c’est une notion assez difficile à appréhender pour un jeune.

Parallèlement, nous avons changé de modèle économique et nous oublions trop souvent l’importance de ce facteur dans les évolutions en cours.

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La révolution du travail à l’heure numérique

Extrait de la critique de mon livre « Travail: La soif de liberté » paru sur CIO-Online. L’intégralité de l’article peut être lu ici

« Couv + café lightDepuis presque deux ans, vous savez que le terme uberiser ne signifie rien. Malgré tout, il faut bien admettre que le monde du travail est en pleine transformation. La multiplication des plates-formes en ligne (dont Uber ou Deliveroo ne sont que des exemples) pour que des indépendants se vendent directement à des clients finaux n’est que la partie émergée de l’iceberg. Surtout, les mauvais exemples (dont Uber ou Deliveroo) ne doivent pas faire oublier les bons qui permettent aux indépendants d’être réellement maîtres de leur destin. Ciuv et 4èmeY-a-t-il un sens de l’histoire en faveur des indépendants et au détriment des salariés classiques ? Denis Pennel répond affirmativement dans « Travail, la soif de liberté » qui vient de paraître aux Editions Eyrolles. Le sous-titre, « Comment les start-uppers, les slashers, co-workers réinventent le travail », est explicite.

Cet ouvrage débute par un avant-propos résumant la vie quotidienne d’un travailleur dans un futur proche. Cette description est bien ce qui est voulu par les nouveaux travailleurs mais représente le cauchemar de certains politiciens. Le numérique est évidemment omniprésent dans ce monde où « les frontières [entre salariat et travail indépendant] se troublent », où l’individualisation est reine… et les droits sociaux bien garantis. L’auteur fait de l’histoire du travail une longue quête vers un idéal de liberté et de réalisation de soi, quête quelque peu perturbée par des conceptions issues du XIXème siècle en matière de salariat, des aléas économiques provoquant en la matière parfois de nets reculs (comme dans les années 1970 à 2000 en France). Malgré tout, « la guerre d’indépendance (du travail) a commencé ! » plaide l’auteur tout en insistant sur un nouvel équilibre qui ne sacrifie pas les droits sociaux mais en transforme l’usage. L’exercice du pouvoir est totalement transformée en entreprises à cause de cette e-révolution.

Un ouvrage militant de qualité

Admettons le : l’ouvrage est militant. De la part du directeur général de la World Employment Confederation, c’était attendu. Mais cela ne retire rien à la qualité de sa documentation et de sa réflexion. Il nous emmène par un verbe clair sur les chemins de la e-révolution des ressources humaines. On parle de transformation numérique ? Eh bien, oui, décrivons la, cette transformation qui bouleverse les entreprises et Denis Pennel le fait bien, avec de nombreuses citations pour ouvrir ses chapitres d’auteurs souvent classés à gauche (Jean-Paul Sartre, Bernard Stiegler, Boris Vian, Henri Isaac, Antonio Gramsci, Roland Berger, Jean-Jacques Rousseau, Aristote, Victor Hugo…).
Et, en plein débat sur la réforme du Code du Travail, l’auteur ne manque d’ailleurs pas d’à propos pour ouvrir son ouvrage sur une citation de Jean Jaurès : « le premier des droits de l’homme, c’est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de pensée, la liberté du travail. » Les admirateurs de la révolution bolivarienne vénézuélienne ne vont pas apprécier.

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