‘Werken in loondienst is voorbijgestreefd’

de standaardBack to the future? Voor WO I was meer dan de helft van de werkende mensen niet in loondienst, straks misschien opnieuw. Met een wifi, een smartphone en internet wordt de drempel om ondernemer te worden steeds lager.

De toekomst is er al’, zegt arbeidsmarktexpert Denis Pennel in een gesprek met de redactie. ‘Je hele leven werken in dezelfde onderneming of bij de overheid, dat is echt voorbij. Jongelui die vandaag op de arbeidsmarkt komen, zullen in hun volledige loopbaan wellicht voor tien tot vijftien verschillende bedrijven hebben gewerkt en meermaals verschillende statuten combineren.’

Pour lire l’article complet paru dans De Standaard, cliquez ici

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Emploi: Pacte de responsabilité ou pacte d’avenir?

1780f3ab-ce5d-41f2-87de-291199accc20Dans « Travailler pour soi » (Seuil, 2013), panorama implacable des mutations à l’œuvre sur le marché du travail, Denis Pennel, secrétaire général de la Ciet (Confédération internationale des agences d’emploi privées) propose de sortir de la crise de l’emploi en prenant la pleine mesure des transformations dans les relations de travail. Un livre qui pousse à réfléchir… et à agir.

Le défaut que présentent nombre d’ouvrages de prospective concernant le travail et qui nous projettent une ou deux décennies en avant, c’est que, en dépit de leur intelligence du futur, ils restent en apesanteur, sans connexion avec notre réalité actuelle. Ils fournissent de belles lignes d’horizon, mais aucune ligne d’action.

C’est tout le contraire du livre de Denis Pennel qui propose les deux : lignes d’horizon et lignes d’actions. Sa force consiste à nous faire saisir le futur du monde du travail tel qu’il est à l’œuvre aujourd’hui.

Il propose un panorama saisissant des bouleversements actuels et à venir du monde du travail. Géologue de cette mutation, Denis Pennel nous donne à voir concrètement deux plaques tectoniques qui s’éloignent : l’ancien continent du travail, collectif et statique, et le nouveau continent, individualiste et en mouvement.

Lire l’intégralité de l’article des Echos  ici

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Et si le salariat disparaissait…

Fabien Clairefond Les Echos

Le salariat était parfaitement adapté à l’usine du XXe siècle. Il correspond de moins en moins à l’organisation de la production du XXIe siècle… et aux aspirations de ceux qui travaillent. Sommes-nous prêts à changer ?

Depuis l’époque où Eve croqua la pomme et nous chassa ainsi du jardin d’Eden, nous sommes donc condamnés au travail. Un travail qui a pris différentes formes au cours du temps. La cueillette et le travail indépendant de toute éternité, et puis l’esclavage, le servage, le fermage, l’artisanat, le métayage… A partir du XIXe siècle, le salariat commence à s’imposer. Ce n’est pas par hasard : il répond parfaitement aux exigences de la production industrielle, qui devient dominante dans la première moitié du XXe siècle. Des ouvriers payés pour effectuer une tâche répétitive, définie, avec une rémunération et une durée fixées au préalable, dans un lieu donné (ce qui, au passage, facilitait l’organisation des grèves). Le travail s’inscrit alors dans un « emploi », dont les conditions s’améliorent au fil des gains de productivité et des luttes sociales, ou se dégradent lors des crises.Sauf que la production, elle, a complètement changé. La proportion d’ouvriers dans la population active a chuté de moitié en un demi-siècle, tombant à 20%. L’industrie fait à peine plus du dixième de l’activité. La production matérielle et les tâches répétitives sont de plus en plus souvent accomplies par des machines. Les entreprises ne fonctionnent plus du tout de la même manière : leurs frontières sont mouvantes, elles sollicitent davantage des ressources extérieures avec les technologies de l’information, elles forment des équipes au gré de leurs projets pour quelques jours ou quelques mois, elles n’ont plus besoin d’avoir tous leurs employés sur place.

Dans l’ouvrage collectif « Sociétal 2015 », paru chez Eyrolles, Denis Pennel va jusqu’à poser la question : « Vers la fin du salariat ? ». L’interrogation de ce fin observateur du monde du travail, directeur général de la confédération mondiale des agences d’intérim, peut paraître précoce dans un pays qui compte dix fois plus de salariés que d’indépendants (24 millions contre 2,6 millions). Mais le modèle est moins monolithique qu’il n’y paraît. Un salarié sur trois n’est pas en CDI, le contrat typique de l’ère industrielle. Un salarié sur deux travaille parfois le samedi. Plus de 2 millions d’hommes et de femmes exercent plusieurs activités (salarié et non salarié, multi-employeurs, etc. ). A en croire les chiffres publiés récemment par l’Insee, le nombre d’indépendants a progressé l’an dernier tandis que le nombre de salariés a diminué. Aux Etats-Unis, un actif sur quatre n’est pas salarié.

Pour lire l’intégralité de l’article de Jean-Marc Vittori, cliquez ici

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Freelance : ensemble, c’est tout !

a bas le salariatFreelancing, liberté, coolitude : triptyque tendance… Trop ? Derrière cette façade, c’est la réalité d’un travail radicalement bouleversé par la mort annoncée du bureau qui est en train de se dessiner.  Avec un danger : une flexibilité du boulot qui isole, qui fragilise. Embrasser la culture freelance, comme le Tank s’efforcera de le faire, n’est-ce pas alors promouvoir un espace qui conjugue travail émancipateur et socialisation radicale ?

« Nos structures sont devenues obsolètes. […] Aujourd’hui, de plus en plus [de gens] ne sont plus dans le salariat mais deviennent auto-entrepreneurs, travaillent en freelance ou exercent plusieurs activités indépendantes en parallèle, et les salariés aussi ne cessent de changer d’un statut professionnel à l’autre, » expliquait Denis Pennel, auteur du livre « Travailler pour soi » à L’Atelier de l’Emploi de ManpowerGroup. Doit-on voir dans ce constat la conséquence d’un chômage massif, d’une insertion professionnelle de plus en plus aléatoire, d’une « précarisation » du monde du travail ? Pour le spécialiste, pas vraiment : « la crise masque une révolution et des mutations plus structurelles du travail », soutient-il, allant jusqu’à voir l’ère du salariat comme une gigantesque parenthèse de l’histoire et métaphoriser lescoworkings comme des guildes médiévales, réinventées.

L’intégralité de l’article peut être lue ici

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« Nous avons sans doute franchi le point culminant du salariat »

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Publiée chaque année par l’Institut de l’entreprise aux éditions Eyrolles, la revue Sociétal (340 p., 25 €) consacre, dans son dernier numéro, un dossier à l’avenir de l’Etat providence. Est-il à bout de souffle ? Comment le réinventer ? La trentaine de contributeurs, dont Pascal Lamy, Xavier Huillard, Augustin de Romanet, Jean-Christophe Fromentin ou Laurent Berger, planche aussi sur « le big data et les ressources humaines », « la mondialisation heureuse », « l’économie, non-science exacte » ou « la course à l’attractivité » entre métropoles. Denis Pennel se demande, pour sa part, si « la fin du salariat » est programmée. Extraits.

« La pérennité du salariat comme forme principale d’emploi se pose légitimement. Les chiffres semblent contredire l’importance du travail indépendant, puisque la France compte plus de 24 millions de salariés, contre seulement 2,6 millions de travailleurs non salariés. Mais, en y regardant de plus près, on constate qu’au sein même du salariat, l’hybridation des formes d’emploi progresse : face aux CDD, intérim et temps partiel, le CDI à temps plein direct (hors relation d’emploi triangulaire) n’occupe plus que 70 % du champ du salariat, soit environ 16,8 millions de personnes […]. En outre, la pluriactivité se développe, brouillant la frontière stricte entre salariat et travail indépendant : plus de 2,3 millions de personnes en France cumulent plusieurs activités professionnelles (non-salariés exerçant une activité secondaire salariée, salariés exerçant une activité secondaire non salariée, salariés multi-employeurs).

En dehors du salariat, l’essor de nouvelles formes de travail, telles que les autoentrepreneurs, microentreprises ou consultants indépendants, témoigne des mutations en cours et bouleverse notre vision monolithique du travail. Les 2,6 millions de travailleurs indépendants représentent environ 10 % de la population active, et leur nombre a augmenté ces dernières années (+ 3,7 % en 2011, selon l’Insee). […] Chacun devient son propre employeur, et fournit à une organisation le fruit de son propre labeur. Nous avons sans doute franchi aujourd’hui dans nos économies développées le point culminant du salariat.

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L’avenir incertain du travail salarié

41353fa2-acf5-44a9-b887-69316221138aLes Britanniques les ont baptisés  » autœmployés  » (self-employed), les Espagnols  » indépendants  » (autonomos). En France, patrie du constructivisme, on les préfère  » autœntrepreneurs « . Comme si cette armée d’un million de travailleurs recelait autant de Bill Gates en puissance. Mais la plupart ne caressent même pas ce rêve. Ils cherchent juste un complément de salaire ou une manière facile de rester dans l’emploi, alors que l’on ne veut plus d’eux dans le monde clos du salariat.

L’autœntrepreneur est une relative nouveauté dans le droit français. Ce statut est né en 2008 dans le cadre de la loi de modernisation de l’économie du gouvernement Fillon. Il faut croire que la modernité a vécu, puisque le président de la République de l’époque, Nicolas Sarkozy, a jugé, il y a une dizaine de jours, qu’il avait fait une erreur, justifiée en temps de crise mais aujourd’hui déloyale vis-à-vis des artisans. Et il pose la question de sa suppression.

Ce serait une erreur. D’abord, parce que, par sa simplicité – il suffit de dix minutes sur Internet pour créer son (auto) entreprise –, il attire spontanément tous ceux qui naviguent entre le chômage et le travail non déclaré. Une suppression ne les transformerait pas d’un coup de baguette magique en artisans ou en consultants, mais les rejetterait dans la zone grise d’où ils tentaient de sortir.

Ensuite, parce que l’autœntrepreneur est la première  » brique  » d’une vaste réflexion sur l’évolution du travail au XXIe siècle, où l’indépendant tiendra une place centrale. Dans l’édition annuelle 2015 de la revue de l’Institut de l’entreprise Sociétal ( » Réinventer le modèle social « , éditions Eyrolles), l’un des auteurs, Denis Pennel, pose la question qui fâche : allons-nous vers la fin du salariat ?

Le modèle fordiste a vécu
Interrogation iconoclaste, tant le salariat est la brique de base de l’Etat-providence, inventée à la fin du XIXe siècle pour apporter la protection aux travailleurs des grandes usines de la révolution industrielle. Sécurité sociale, assurance chômage, syndicalisme… les grandes conquêtes sociales du XXe siècle se sont appuyées sur ce concept qui a mis fin aux tâcherons et autres journaliers qui louaient leurs services aux industriels. Une nouvelle subordination s’est installée. Le travailleur échange sa liberté contre son confort matériel.

Mais, aujourd’hui, les règles du jeu changent. Le modèle fordiste a vécu, la précarité s’insinue dans l’entreprise, la protection sociale s’amenuise et les salaires ne progressent plus à l’ancienneté. Tout cela alors que les nouvelles technologies et la montée de l’individualisme rendent possible une nouvelle approche du travail indépendant, ou plutôt du travail à la carte, tantôt ou simultanément indépendant et salarié. Il faut rapidement mettre en chantier un droit du travail qui découple la protection du salaire.

Pour lire l’article du Monde, cliquez ici

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Etes-vous plutôt micro ou auto ?

N’en déplaise à l’Insee, nous ne sommes pas micros, nous sommes autos. Nous voulons créer notre propre activité, pas fonder une multinationale. Nous rêvons de devenir auto-suffisants.

Ce qui échautoentrepreneurappe à l’administration, c’est le passage à une société post-salariale, bien décrit par Denis Pennel dans son livre Travailler pour soi, et souligné par les études qui se suivent et se ressemblent sur la robotisation. Le free-lancing qui va devenir la norme de la société, bouleversant les cadres traditionnels du droit du travail. Demain, le travail en usine comme la vie de bureau ne seront plus que de lointains (et mauvais) souvenirs. Demain, à travers l’alliage de l’économie collaborative et du télétravail, chacun offrira ses services ou ses produits à une multitude de clients ou de partenaires. Demain, l’écrasante majorité des 15-20 ans qui, selon les sondages, rêvent de devenir « leur propre patron », se consacreront à des occupations diverses, brouillant la frontière entre emploi et activité, entre métier et hobby.

Cliquez ici pour lire l’intégralité de l’article de Gaspard Koenig

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