Voici 5 livres pour tout savoir sur le travail réinventé

Très fier d’avoir été sélectionné par RH PeopleDoc pour faire partie des 5 livres qui ont marqué l’année 2019 sur le thème de la réorganisation du travail. Voici ce que le site a retenu de mon livre « Travail, la soif de liberté »:3D Travail-la-soif-de-liberte

Depuis la nuit des temps le travail évolue : esclavage, servage, artisanat puis salariat. Aujourd’hui, le travail entre encore dans une nouvelle ère, celle qui donne aux travailleurs toujours plus de liberté. Cet ouvrage nous parle des nouveaux travailleurs et de leurs nouveaux modes de travail. Freelances, Slasheurs, Start-uppers ou encore télétravailleurs : tous aspirent à plus d’autonomie, de liberté et moins d’autorité. On y découvre comment les organisations actuelles ont étouffé les travailleurs dans des cadres, processus et protocoles trop rigides et non adaptés. Selon l’auteur, « dans sa version moderne, bureaucratisée et déshumanisée, le salariat a aussi engendré de l’ennui, du mal-être et du stress. Le salariat ne semble plus être le meilleur chemin vers un avenir meilleur ». On apprend aussi dans ce livre comment sont et seront les nouvelles formes de travail : plus collaboratives, plus agiles, plus autonomes, moins cloisonnées. Enfin l’auteur nous présente ses propositions réalistes pour libérer le travail en s’appuyant sur le triptyque « démocratie-transparence-liberté ».

➡️Pourquoi on aime ce livre ? Denis Pennel nous aide à ouvrir les yeux sur le futur du travail. Il nous donne les clés pour comprendre cette soif de liberté et d’autonomie au sein du monde du travail. Il nous aide à comprendre les profondes évolutions qui sont en train de se réaliser et ne néglige pas toutes les difficultés qui pourraient être rencontrées.

L’intégralité de la sélection peut être lue ici

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Le travail entre dans un nouvel âge

IMG_6935Travail indépendant, salariat, travail pour des plateformes numériques, à domicile, travail dans des tiers-lieux ou pour de tiers employeurs… Ce sont les manières de travailler et les formes d’emploi qui changent en profondeur : Metis continue d’explorer les nouveautés, les problèmes anciens qu’elles font resurgir et les questions nouvelles qu’elles suscitent en s’entretenant avec Denis Pennel, Directeur général de la World Employment Confederation (WEC).

Vous appelez dans votre dernier livre Travail, la soif de liberté au dépassement du salariat. Pourquoi ?

Denis Pennel : Voir le salariat comme l’étape ultime du droit du travail m’apparaît comme un non-sens historique. Chaque grande période économique a vu une forme d’emploi différente s’imposer. Le salariat ne s’est véritablement installé qu’à partir des années 1930. Avec le recul, la généralisation du salariat apparaîtra sans doute comme une parenthèse historique dans la longue succession des formes d’emploi dominantes qui commence avec l’esclavage, se poursuit avec le servage, qui marque un progrès relatif en termes de liberté et de protection, mais ne constitue évidemment pas une panacée, puis avec le travail indépendant qui se généralise parmi les paysans et les artisans de la période préindustrielle. Ce n’est donc qu’au XXe siècle que le salariat est devenu la norme.

Qu’en sera-t-il demain ? Je ne suis pas en mesure de le dire, mais ce que je sais c’est qu’en soumettant le travailleur au pouvoir de son maître, la relation de subordination a été le péché originel du salariat. Elle a marqué un pas en arrière en matière de liberté et d’autonomie dans le travail, et nourri un contentieux permanent entre salariés et patrons. Pour reprendre les termes de La Boétie, il s’agit ni plus ni moins que d’une forme de servitude volontaire. On a certes cherché au fil du temps à l’atténuer, à l’apprivoiser en dotant le salariat d’un statut social protecteur, mais sans jamais traiter le problème au fond. Il n’est pas nouveau : Marx appelait déjà en son temps à abolir le salariat, qu’il regardait comme la forme d’emploi la plus aliénante pour l’individu. Aujourd’hui, c’est le refus de cette même subordination qui explique le renouveau d’appétit pour le travail indépendant. Comme travailleur, je veux reprendre le contrôle de mes conditions de travail et de mes horaires et pouvoir choisir mon lieu de travail, qui peut être aussi bien mon domicile que le bureau ou un espace de co-working. Par-dessus tout je veux reprendre le contrôle du contenu de mon travail, autrement dit de son organisation, ce que précisément le salariat ne permet pas dans sa forme actuelle.

Pourquoi ce dernier s’est-il généralisé ? De fait, c’est une invention du patronat industriel, qui en avait besoin pour installer ses usines et y mettre en œuvre le travail à la chaîne. D’où le déplacement massif des paysans vers les villes où ils ont formé une main-d’œuvre dépossédée de ses moyens de production et privée de la liberté d’organiser son travail. C’est ainsi que s’est ouverte l’ère de la manufacture puis des grandes usines où tous les travailleurs exercent en même temps selon le même horaire. En s’étendant par la suite aux cols blancs, le salariat a poursuivi son expansion jusqu’à ce qu’au tournant des années 1980 commence la diversification des formes d’emploi. Le CDD, l’intérim et le temps partiel se répandent, tandis que le CDI perd du terrain et du prestige. De fait, il ne répond plus aux exigences nouvelles de la mondialisation : l’unité de lieu et de temps ne correspond plus aux nouvelles organisations du travail en gestation.

L’intégralité de l’interview parue sur le site de Métis peut-être lue ici

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Pourquoi la compréhension interculturelle si important pour l’avenir du travail?

Top 10 speakersAvec le rythme rapide de la mondialisation, la façon dont nous communiquons est en train de changer. Nous avons la capacité de parler à des gens de partout dans le monde au clic d’un bouton, et nous avons plus de possibilités que jamais de se connecter avec des entreprises mondiales en utilisant la technologie et l’Internet. Voilà pourquoi la communication interculturelle est un investissement stratégique important pour les entreprises partout dans le monde.

Quand on parle de la communication interculturelle, il est non seulement de briser les barrières linguistiques. Il est de comprendre comment les gens de différentes cultures parlent, communiquent et perçoivent le monde autour d’eux. Cela a des conséquences pour l’avenir du travail, qui est façonné par deux choses:

– L’adoption croissante de l’intelligence artificielle dans le lieu de travail;
– L’expansion de la main-d’œuvre à inclure à la fois sur et hors bilan talents.

Cela signifie qu’il y aura diverses modifications pour le lieu de travail, la main-d’œuvre et le travail réel lui-même. En dépit de l’attention des médias sur la relation entre l’automatisation et la perte d’emploi, les changements dans l’intelligence artificielle (AI), l’apprentissage des machines et des systèmes autonomes signifient que notre vie et vie professionnelle-sont toujours transformés. Le changement est inévitable, nous devons donc examiner les moyens de s’y préparer pour assurer l’avenir de la mondialisation et le travail est bénéfique pour tout le monde.

Je viens d’être référencé comme faisant partie du Top 10 mondial des intervenants sur le thème de l’avenir du travail et du management transculturel (voir https://pro-motivate.com/speakers-cross-culture-and-the-future-of-work/ ).

N’hésitez pas à me contacter pour toute demande d’intervention (en français ou en anglais)!

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Une vaste zone grise apparaît entre le salarié et l’indépendant

2013-10-01 04.19.40Les nouvelles formes d’emploi sont en augmentation. On estime qu’un travailleur sur deux recourt à ces nouvelles formes de travail dans le monde. Cette tendance est forte aux Etats-Unis et en Europe, beaucoup moins en Suisse où 87% des travailleurs étaient encore sous contrat fixe en 2017. Cette exception helvétique s’expliquerait notamment par le principe de la liberté de licenciement. En Suisse, engager une personne avec un contrat fixe est moins risqué puisque les rapports de travail peuvent être résiliés facilement.

Ces nouvelles formes d’emploi sont pourtant une réalité avec laquelle il faudra composer à l’avenir, même en Suisse. Selon le professeur belge François Pichault (Université de Liège), le phénomène des nouvelles formes d’emploi est incontournable: «Depuis 40 ans, la zone intermédiaire entre le salariat et l’indépendance s’élargit. Cette zone grise échappe aux statistiques, car ces nouvelles formes d’emploi ne répondent pas aux critères traditionnels». Il donne l’exemple du travailleur sur plateforme, qui n’est ni salarié, ni indépendant. «Ces personnes sont au milieu du gué. Ils sont hors des radars et dans le pire des cas, ils travaillent au noir», poursuit-il. Pour Denis Pennel, auteur de nombreux livres sur le sujet et directeur général de la World Employment Confederation (l’association faîtière mondiale des sociétés intérimaires et de recrutement), on assiste à une porosité croissante entre le salariat et l’indépendant: «Il ne s’agit pas uniquement des nouvelles formes d’emploi, la relation de subordination entre travailleur et employeur se modifie. De plus en plus de salariés travaillent de manière très autonome. Ils ont des objectifs, mais sont libres dans la manière de les atteindre. A l’inverse, vous avez des indépendants qui sont très dépendants de leurs mandants. Entre ces deux extrêmes, nous voyons apparaître ces nouvelles formes d’emploi. Il y a donc un certain flou qui règne sur ce sujet». En clair, la séparation historique entre le salarié et l’indépendant n’est plus si évidente aujourd’hui. Certains pays européens (Grande-Bretagne, Allemagne, Espagne et Italie), ont d’ailleurs créé un troisième statut, à mi-chemin entre le salarié et l’indépendant.

La suite de l’article paru sur HR Today peut être lue ici

 

 

 

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Le travail détermine-t-il (encore) notre place au sein de la société ?

IMG_0656Menacée par la robotisation, mésestimée par la génération Y et dédaignée par la génération Z, la valeur travail pourrait bien être remplacée, demain, par d’autres formes d’engagement vis-à-vis de la société.

De l’adage populaire  “le travail, c’est la santé” au slogan politique popularisé par Nicolas Sarkozy “travailler plus pour gagner plus”, la valeur travail est au coeur de la société française depuis l’avènement du libéralisme dans les années 1950. Le travail est valorisé comme moyen d’émancipation financière vis-à-vis d’un tout puissant État providence. Jusqu’à devenir un marqueur social primordial : le chômage est perçu comme un échec, rester au foyer constitue un choix minoritaire et le type de poste que l’on occupe détermine bien souvent le cercle social dans lequel on évolue… voire même le cercle familial que l’on se construit, puisqu’environ 30% des couples se forment sur leur lieu de travail.

Pourtant, en-dehors de quelques élites, la tendance n’est pas à travailler davantage, bien au contraire. Depuis l’instauration des deux premières semaines de congés payés en 1936 (passées à trois en 1956, à quatre en 1969 pour se stabiliser à cinq semaines depuis 1982), le temps passé au travail n’a eu de cesse d’être réduit par les autorités. Fixée depuis 1936 à 40 heures, la semaine de travail est ainsi passée à 39 heures en 1982, puis à 35 heures en 2000. Ces dernières années, des personnalités aussi différentes que le leader de la CGT Philippe Martinez, la figure de gauche Christiane Taubira, le cofondateur de Google Larry Page ou le milliardaire mexicain Carlos Slim ont publiquement soutenu l’idée de ramener le temps de travail hebdomadaire à 32 heures. Or, nous travaillons moins mais aussi mieux, grâce à l’automatisation des tâches qui a dopé la productivité des travailleurs et contribué à réduire le temps nécessaire pour réaliser une tâche, et mécaniquement la part du travail dans nos vies. “Le temps de travail salarial occupait 40% de la vie des hommes il y a un siècle. Aujourd’hui, il n’en représente plus que 10%…”, souligne Denis Pennel, directeur général de la World Employment Confederation, dans une tribune aux Echos. Dans les prochaines années, la robotisation devrait encore accentuer la baisse du temps de travail pour une part non négligeable des travailleurs.

L’intégralité de l’article publié par Maddyness peut être lue ici

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Le recrutement de talents en 2019 : 4 conseils

DP at ActirisDénicher de nouveaux talents deviendrait-il mission impossible ? Denis Pennel, Directeur de la Confédération mondiale de l’emploi et auteur de nombreux ouvrages sur le monde de l’emploi, délivrait ses conseils lors de la première Employers’ Night à Bruxelles, organisée par Select Actiris en collaboration avec l’UNIZO, BECI et l’UCM. Résumé de son discours en quatre points pour mieux recruter en 2019.

1. « Une approche digitale multicanale pour mieux recruter » : Des fiches papier jusqu’aux réseaux sociaux et chat bots, le monde du travail a connu en 20 ans de fulgurantes mutations, comme l’explique Denis Pennel : « L’écosystème du marché du travail est en pleine digitalisation avec, d’un côté, les plateformes web issues des grands acteurs du recrutement et, d’un autre côté, les pionniers de l’offre d’emploi en ligne (Upwork, Fiverr…). 

2. « Intégrer les changements socio-économiques à venir »

Denis Pennel est convaincu que les entreprises qui réussiront demain sont celles qui auront anticipé et réagi aux évolutions de la société : « À la base des révolutions technologiques, on retrouve des changements plus profonds : en particulier la manière d’organiser le travail dans les entreprises. On passe en effet progressivement d’une économie de production de masse à une économie du tout-à-la-demande. Le consommateur recherche des biens en temps réel et « ultra-personnalisables ».

3. « Faire de la diversification des statuts et contrats un atout »

Qu’est-ce que cela signifie en termes de recours à la main d’œuvre ? Denis Pennel poursuit : « En Belgique, 50 % des embauches ne se font plus en contrat à durée indéterminée à temps plein. On va aujourd’hui plutôt chercher de plus en plus à « emprunter » ou « louer » le temps de travail d’un talent pour une mission spécifique. On recherche un résultat avant tout, quelle que soit la multiplication des contrats et des statuts, en mode salarial ou indépendant ».

4. « Ne visez plus le mouton à cinq pattes »

Denis Pennel recommande également aux employeurs de faire preuve de réalisme lors de leurs recherches de candidats : « Pour 80 % des recruteurs, le problème le plus important est l’inadéquation du profil des candidats disponibles par rapport à celui recherché. De leur propre aveu, certains de ces recruteurs cherchent parfois longtemps le fameux « mouton à cinq pattes ». Cette histoire est assez révélatrice : il faut aujourd’hui plus que jamais distinguer les points réellement non négociables pour l’entreprise de ceux qui le sont ».

L’intégralité de l’interview peut être lue ici

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« La diversité est le mot clé du marché du travail de demain »

david_plas_77933Denis Pennel est Managing Director chez World Employment Confederation, l’organisation mondiale des employeurs prestataires de services RH, au sein de laquelle Federgon est le membre représentant la Belgique.  Denis Pennel est également auteur, conférencier, modérateur… c’est dire qu’il aime plutôt le travail. « Mon travail, c’est le travail », dit-il. « À vrai dire, je suis un ‘slasher’, et je suis donc un exemple de l’évolution que connaît le monde du travail. »

Réunir des collaborateurs dans un gros bâtiment pendant un temps déterminé et avec les mêmes conditions de travail, était autrefois le moyen le plus efficace d’organiser la production de masse. Mais aujourd’hui, nous dit Denis Pennel, l’économie a intégralement changé : il ne s’agit plus de grandes quantités de produits ou de services standardisés, mais de produits et de services ‘sur mesure’. « Nous sommes une ‘économie à la demande’, où c’est le consommateur qui décide et l’entreprise qui va produire ce qu’il veut en s’organisant en conséquence », affirme Denis Pennel. « Aux entreprises qui aujourd’hui sont encore organisées comme au 20e siècle, je ne peux que souhaiter de survivre. Le modèle de travail qui a dominé le 19e et le 20e siècle n’est plus du tout de mise.

En outre, les individus ont désormais de nouvelles attentes. » Et l’expert de poursuivre : « Aujourd’hui, nous sommes mieux informés que jamais et nous vivons dans une société davantage orientée sur l’individu, avec des consommateurs qui veulent être servis vite et selon leurs desiderata.  Ces exigences donnent une bonne idée sur la façon dont nous envisageons le travail. »

 

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