Comment adapter notre contrat social à la nouvelle réalité du travail?

Retrouvez dans la vidéo ci-dessous la retransmission de mes échanges avec Antoine Foucher (DirCab de Muriel Pénicaud, Ministre du Travail) et Emmanuelle Barbara (avocate associée chez Auguste Debouzy) lors de la 20ème édition de la Cité de la Réussite qui s’est tenue les 18 & 19 Novembre dernier à la Sorbonne.

Publicités
Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Parution du n°1 du MagRH: Robotisation et Automatisation

MagRHPour son premier numéro, Le Mag RH consacre sa une à la robotisation, l’intelligence artificielle et l’automatisation du travail.  Au total 17 articles écrits par des spécialistes de la gestion des ressources humaines dont le mien intitulé « Libérer l’homme du travail inhumain ».

Dans notre société anxiogène, les prédicateurs apocalyptiques ont trouvé leur nouveau commerce : la fin du travail, engendrée par la
robotisation de nos emplois actuels et l’émergence de l’intelligence artificielle. L’histoire a donné tort à
ces prévisions alarmistes : de tous les temps, l’innovation technologique a toujours créé au final
plus d’emplois qu’elle n’en a détruit.

Le magazine est téléchargeable gratuitement en cliquant ici.

 

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

« Les DRH vont devoir apprendre à gérer un travail protéiforme »

HR Square - Novembre 2017Le marché du travail ne s’est jamais transformé aussi rapidement pointe Denis Pennel: « A notre échelle, c’est une évolution. Pour la génération de nos enfants, on peut parler de révolution ! » Cet expert reconnu du monde du travail identifie sept caractéristiques du « nouveau travail » et suggère une série d’enjeux pour le management et la GRH.

L’intégralité de l’article paru dans le magazine HR Square est à retrouver ici (abonnés)

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

« La révolution libertaire du travail est en marche »

DP saskia 2

Le travail est-il une malédiction? Ou le véhicule de l’épanouissement personnel? Et si la liberté et l’autonomie devenaient les valeurs cardinales du travail? Sans détruire les acquis de la social-démocratie ni aggraver la précarité? Denis Pennel, auteur du livre « Travail, la soif de liberté (Eyrolles), croit que les nouvelles formes d’emploi peuvent réinventer et libérer le travail.

Il y a trois ans, vous aviez publié Travailler pour soi. Vous y écriviez que le contrat à durée indéterminée avait du plomb dans l’aile, qu’il subissait les coups de la révolution individualiste. Quel est le point de départ de votre nouvel ouvrage?

Denis Pennel: «Une tendance me frappe, que révélait déjà en creux la crise du contrat à durée indéterminée: la formidable soif de liberté et d’autonomie des travailleurs qui se manifestent par toutes ces nouvelles manières d’exercer une activité professionnelle. De l’indépendant au slasher, du co-worker au start-upper. Au fond, ces évolutions nous ramènent à une question éternelle. Le travail rend-il libre ou, au contraire, aliène-t-il l’individu? Est-on libre parce qu’on ne travaille pas, ou bien parce que notre activité professionnelle nous permet de nous accomplir? Je crois qu’aujourd’hui, la réponse progresse dans un sens plutôt favorable à la théorie de la libération par le travail.»

Si on remonte dans le temps, notre rapport au travail semble avoir plutôt mal commencé, non?

Denis Pennel: «De fait, comme chacun le sait, l’étymologie de ce mot (du latin, tripalium) renvoie à un instrument de torture. D’ailleurs, dans l’Antiquité, ceux qui ne travaillaient pas étaient les êtres vraiment libres. Et les travailleurs, des esclaves. Au fil des siècles, on constate une certaine amélioration du statut du travailleur qui passe de celui d’esclave à celui de serf. A priori, ce n’est pas tellement mieux mais le servage s’accompagnait au moins d’une protection accordée par le seigneur féodal. De plus, une nouvelle catégorie de travailleurs a émergé, les artisans, propriétaires de leurs moyens de production. L’histoire du travail me semble donc être celle d’une longue marche chaotique et sinueuse vers toujours plus de liberté.»

Et puis, le salariat est arrivé…

Denis Pennel: «Voir dans le salariat l’étape ultime de cette évolution vers plus de liberté et d’autonomie du travailleur serait une erreur. Cette forme de travail est caractérisée par un rapport de subordination qui constitue même le fondement de sa définition juridique. Le rapport de soumission est évident: les moyens de production appartiennent à un capitaliste et les travailleurs n’ont d’autre choix que de faire fonctionner ces moyens de production en vendant leur force de travail. Le capitaliste n’en rémunère qu’une partie, l’autre part représentant son profit. Il est évidemment très peu question de liberté. Au début de la première révolution industrielle qui généralise le salariat, les journées sont longues, le salarié est déraciné, subit une déchéance sociale, le travail des enfants est partout permis… Tout au long du 20e siècle, les milieux politiques et les syndicats resteront très réticents face au salariat. Et un syndicat français comme FO réclame toujours dans ses statuts sa disparition. Il n’est donc pas vécu unanimement comme synonyme de progrès, de liberté.»

Ce modèle est tout de même celui qui enregistre les progrès sociaux les plus remarquables…

Denis Pennel: «De fait, les sociaux-démocrates européens ont construit progressivement tout un système de protection sur le salariat. Au point qu’au cours de la seconde moitié du 20e siècle, le salariat s’impose comme la norme, dans une période de plein emploi, au sein d’une économie axée sur la production industrielle, de masse, comptant des syndicats puissants. Les droits et les avantages sociaux des travailleurs sont alors liés à leur employeur et s’organisent autour des contrats de travail à durée indéterminée. Le problème, c’est qu’aujourd’hui, ce modèle ne fonctionne plus. Le pacte sous-jacent qui liait un salarié à son employeur est devenu léonin. Alors qu’il reposait sur l’échange d’une sécurité contre une servitude volontaire, le CDI à temps plein ne protège plus les salariés. Logique puisque l’espérance de vie des entreprises est passée de 75 ans dans les années 1930 à 15 ans à l’aube des années 2000. Détenir un contrat à durée indéterminée ne garantit donc plus un emploi à vie. En Italie par exemple, 50% des CDI sont interrompus au bout de deux ans. Le contrat social-démocrate est à bout de souffle. La hausse des cotisations s’accompagne d’une baisse des prestations sociales. La répartition des profits privilégie de plus en plus les actionnaires au détriment des travailleurs. Les carrières ne sont plus ascensionnelles, la rémunération ne suit plus l’ancienneté. Et le financement de la protection sociale et des retraites n’est plus assuré à long terme.»

L’article paru dans le magazine RHMagazine peut être lu ici (réservé aux abonnés).

 

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Libérer le salariat de ses entraves

DP + livre + quoteExtrait de l’article publié dans Le Monde le 30/10/2017. L’intégralité de l’article peut être lue ici.

Dans son dernier essai, Denis Pennel, directeur général de World Employment Confederation, avance vingt-cinq propositions pour une adaptation immédiate du travail à l’environnement économique et social.

Autoentrepreneur, travail passant par des plates-formes numériques, renouveau de l’artisanat à travers des fab lab (laboratoires de fabrication ouverts au public), renaissance du petit commerce de proximité… c’est en dehors du salariat que s’inventent de nouvelles manières d’exercer son activité professionnelle.

Prisonnier de ses lois et de ses acquis sociaux, le salariat est dépassé sur sa droite par sa « progéniture hybride et mutante (CDD, intérim, temps partiel, etc.) et à sa gauche par le travail indépendant », écrit Denis Pennel. Comment le libérer de ses entraves ? s’interroge le directeur général de la World Employment Confederation dans Travail, la soif de liberté.

« La dictature de l’emploi salarié a pris le travail en otage, réduisant des métiers et des expertises à des fonctions bureaucratisées et à des postes standardisés », postule Denis Pennel. S’il y a encore 80 % de salariés en France, « c’est moins le contrat de travail censé être protecteur qui séduit que son enveloppe sociale ». Que se passerait-il si, demain, les banques accordaient des prêts à des contrats à durée déterminée, si les propriétaires louaient leurs biens immobiliers à des intérimaires ? Est-on si sûr que le salariat serait encore si attrayant ?
(…)

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

La soif de liberté individuelle, nouveau défi pour l’entreprise

Couv + café lightAujourd’hui, c’est en dehors du salariat que s’inventent de nouvelles façons de travailler. Indépendants, slashers, coworkers, start-uppers cherchent plus d’autonomie et moins d’autorité.

Cette soif de liberté est-elle réelle ou s’agit-il d’une construction médiatique ?

Nous assistons à un changement sociétal réel et profond. Si, en 1946, on ne recensait que 20 pays démocratiques dans le monde, il y en a plus de 120 aujourd’hui. L’environnement politique s’est très fortement démocratisé, les mœurs se sont libéralisées. De fait, chacun aspire à plus de liberté, veut être acteur de sa vie personnelle et professionnelle. Une enquête Sociovision révèle d’ailleurs que le mot « liberté » est celui dont les Français se sentent le plus proche (à 52%). Cela dit, il y a un fort hiatus entre le développement de sociétés et celui des entreprises, organisées et gérées encore trop souvent sur un modèle issu du fordisme.

Comment se manifeste cette « soif de liberté » ?

Aujourd’hui, chacun entend organiser sa vie professionnelle comme il l’entend, de façon autonome, selon des horaires flexibles, en mobilité. De plus en plus, les individus veulent consommer le travail comme ils consomment biens ou services. Cela implique une liberté de disposer d’options différentes et un cadre de travail épanouissant.

Comment l’entreprise peut-elle y répondre ?

Elle doit évoluer vers une relation plus collaborative et équilibrée, ce qui n’est pas sans poser problème tant pour le management, qui doit se repenser, que pour la forme de travail qu’est le salariat… Ce dernier implique un lien de subordination, synonyme d’une moindre liberté pour le collaborateur. Si le salariat convenait parfaitement à une économie de l’offre basée sur la production de masse, il devient de moins en moins pertinent dans une économie de la demande, orientée vers les services.

L’intégralité de l’ITW parue sur @FocusRH peut être lue ici

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Et si le salariat n’était plus la panacée?

L’émission Le Club RH sur @BFMTV s’est fait l’écho de la parution de mon nouveau livre « Travail: la soif de liberté ». La vidéo de l’émission peut être lue ici

BFM Club RH

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire