Le travail détermine-t-il (encore) notre place au sein de la société ?

IMG_0656Menacée par la robotisation, mésestimée par la génération Y et dédaignée par la génération Z, la valeur travail pourrait bien être remplacée, demain, par d’autres formes d’engagement vis-à-vis de la société.

De l’adage populaire  “le travail, c’est la santé” au slogan politique popularisé par Nicolas Sarkozy “travailler plus pour gagner plus”, la valeur travail est au coeur de la société française depuis l’avènement du libéralisme dans les années 1950. Le travail est valorisé comme moyen d’émancipation financière vis-à-vis d’un tout puissant État providence. Jusqu’à devenir un marqueur social primordial : le chômage est perçu comme un échec, rester au foyer constitue un choix minoritaire et le type de poste que l’on occupe détermine bien souvent le cercle social dans lequel on évolue… voire même le cercle familial que l’on se construit, puisqu’environ 30% des couples se forment sur leur lieu de travail.

Pourtant, en-dehors de quelques élites, la tendance n’est pas à travailler davantage, bien au contraire. Depuis l’instauration des deux premières semaines de congés payés en 1936 (passées à trois en 1956, à quatre en 1969 pour se stabiliser à cinq semaines depuis 1982), le temps passé au travail n’a eu de cesse d’être réduit par les autorités. Fixée depuis 1936 à 40 heures, la semaine de travail est ainsi passée à 39 heures en 1982, puis à 35 heures en 2000. Ces dernières années, des personnalités aussi différentes que le leader de la CGT Philippe Martinez, la figure de gauche Christiane Taubira, le cofondateur de Google Larry Page ou le milliardaire mexicain Carlos Slim ont publiquement soutenu l’idée de ramener le temps de travail hebdomadaire à 32 heures. Or, nous travaillons moins mais aussi mieux, grâce à l’automatisation des tâches qui a dopé la productivité des travailleurs et contribué à réduire le temps nécessaire pour réaliser une tâche, et mécaniquement la part du travail dans nos vies. “Le temps de travail salarial occupait 40% de la vie des hommes il y a un siècle. Aujourd’hui, il n’en représente plus que 10%…”, souligne Denis Pennel, directeur général de la World Employment Confederation, dans une tribune aux Echos. Dans les prochaines années, la robotisation devrait encore accentuer la baisse du temps de travail pour une part non négligeable des travailleurs.

L’intégralité de l’article publié par Maddyness peut être lue ici

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Le recrutement de talents en 2019 : 4 conseils

DP at ActirisDénicher de nouveaux talents deviendrait-il mission impossible ? Denis Pennel, Directeur de la Confédération mondiale de l’emploi et auteur de nombreux ouvrages sur le monde de l’emploi, délivrait ses conseils lors de la première Employers’ Night à Bruxelles, organisée par Select Actiris en collaboration avec l’UNIZO, BECI et l’UCM. Résumé de son discours en quatre points pour mieux recruter en 2019.

1. « Une approche digitale multicanale pour mieux recruter » : Des fiches papier jusqu’aux réseaux sociaux et chat bots, le monde du travail a connu en 20 ans de fulgurantes mutations, comme l’explique Denis Pennel : « L’écosystème du marché du travail est en pleine digitalisation avec, d’un côté, les plateformes web issues des grands acteurs du recrutement et, d’un autre côté, les pionniers de l’offre d’emploi en ligne (Upwork, Fiverr…). 

2. « Intégrer les changements socio-économiques à venir »

Denis Pennel est convaincu que les entreprises qui réussiront demain sont celles qui auront anticipé et réagi aux évolutions de la société : « À la base des révolutions technologiques, on retrouve des changements plus profonds : en particulier la manière d’organiser le travail dans les entreprises. On passe en effet progressivement d’une économie de production de masse à une économie du tout-à-la-demande. Le consommateur recherche des biens en temps réel et « ultra-personnalisables ».

3. « Faire de la diversification des statuts et contrats un atout »

Qu’est-ce que cela signifie en termes de recours à la main d’œuvre ? Denis Pennel poursuit : « En Belgique, 50 % des embauches ne se font plus en contrat à durée indéterminée à temps plein. On va aujourd’hui plutôt chercher de plus en plus à « emprunter » ou « louer » le temps de travail d’un talent pour une mission spécifique. On recherche un résultat avant tout, quelle que soit la multiplication des contrats et des statuts, en mode salarial ou indépendant ».

4. « Ne visez plus le mouton à cinq pattes »

Denis Pennel recommande également aux employeurs de faire preuve de réalisme lors de leurs recherches de candidats : « Pour 80 % des recruteurs, le problème le plus important est l’inadéquation du profil des candidats disponibles par rapport à celui recherché. De leur propre aveu, certains de ces recruteurs cherchent parfois longtemps le fameux « mouton à cinq pattes ». Cette histoire est assez révélatrice : il faut aujourd’hui plus que jamais distinguer les points réellement non négociables pour l’entreprise de ceux qui le sont ».

L’intégralité de l’interview peut être lue ici

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« La diversité est le mot clé du marché du travail de demain »

david_plas_77933Denis Pennel est Managing Director chez World Employment Confederation, l’organisation mondiale des employeurs prestataires de services RH, au sein de laquelle Federgon est le membre représentant la Belgique.  Denis Pennel est également auteur, conférencier, modérateur… c’est dire qu’il aime plutôt le travail. « Mon travail, c’est le travail », dit-il. « À vrai dire, je suis un ‘slasher’, et je suis donc un exemple de l’évolution que connaît le monde du travail. »

Réunir des collaborateurs dans un gros bâtiment pendant un temps déterminé et avec les mêmes conditions de travail, était autrefois le moyen le plus efficace d’organiser la production de masse. Mais aujourd’hui, nous dit Denis Pennel, l’économie a intégralement changé : il ne s’agit plus de grandes quantités de produits ou de services standardisés, mais de produits et de services ‘sur mesure’. « Nous sommes une ‘économie à la demande’, où c’est le consommateur qui décide et l’entreprise qui va produire ce qu’il veut en s’organisant en conséquence », affirme Denis Pennel. « Aux entreprises qui aujourd’hui sont encore organisées comme au 20e siècle, je ne peux que souhaiter de survivre. Le modèle de travail qui a dominé le 19e et le 20e siècle n’est plus du tout de mise.

En outre, les individus ont désormais de nouvelles attentes. » Et l’expert de poursuivre : « Aujourd’hui, nous sommes mieux informés que jamais et nous vivons dans une société davantage orientée sur l’individu, avec des consommateurs qui veulent être servis vite et selon leurs desiderata.  Ces exigences donnent une bonne idée sur la façon dont nous envisageons le travail. »

 

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Pourquoi le marché du travail doit recréer de la prévisibilité

DP at SIA Gig Economy March 2019Les différentes formes de travail sont de plus en plus imbriquées, c’est ce qu’a affirmé Denis Pennel, directeur général de la World Employment Confederation (WEC) lors d’un colloque sur la Gig Economy. Les nouvelles législations et réglementations du travail ne doivent donc pas seulement être orientées sur la flexibilité, mais également sur la prévisibilité.

Denis Pennel a pris la parole lors du colloque ‘Collaboration in the Gig Economy » qui s’est donné récemment à Londres, et organisé par Staffing Industry Analysts. Ce colloque portait spécifiquement sur l’économie collaborative, en anglais, the gig economy. Et lorsqu’on parle de gig economy, on ne peut ignorer des thèmes comme ‘législation’ et ‘sécurité sociale’.

« Ce n’est pas un hasard si nombre de travailleurs passent d’un emploi fixe à celui de freelance via des plateformes », a déclaré Denis Pennel, directeur général de la World Employment Confederation (WEC). « L’économie de plateforme permet d’obtenir des revenus complémentaires à ceux d’un emploi fixe. Mais cela ne réduit en rien le besoin d’avoir de nouvelles réglementations adaptées à l’égard des travailleurs. »

« Comme il s’agit d’un nouveau régime de travail, la prévisibilité doit être mise au centre », a déclaré Denis Pennel. « Pour les travailleurs, les employeurs et les clients. »

L’intégralité de l’article publié sur NextEconomy peut être lue ici

 

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« Après le salariat, le libertariat »

dp saskiaQuel avenir pour le travail ? Entre le chevauchement de ses nouvelles formes et la fin annoncée par certains du sacro-saint CDI. Entre la liberté et la recherche de sens. Entre l’entreprise libérée et le soloprenariat.

Denis Pennel, DG de la confédération mondiale de l’emploi (World Employment Confederation), est un spécialiste reconnu du marché du travail. Il a développé le concept du libertariat, issu du ras-le-bol des modèles d’entreprises classiques et du top-down stricte, surtout chez les jeunes générations.

Auteur de plusieurs livres et de nombreux articles sur le sujet, il revient pour nous sur les grands enjeux RH du futur.

L’intégralité de l’interview peut être lue ici

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Qui sont ces 2,3 millions de Français qui cumulent plusieurs emplois?

slasheurs3Le Figaro a publié le 8 février un article sur les millions de français qui cumulent plusieurs emplois et pour lequel j’ai été interviewé:

 » Pour Denis Pennel, directeur de la Confédération mondiale de l’emploi et auteur du livre Travail, la soif de liberté, «de plus en plus de Français veulent ainsi faire de leur hobbie une activité rémunératrice» et les slasheurs le deviennent souvent par choix et non par contrainte. «La digitalisation du travail et la révolution individualiste» sont les facteurs essentiels qui expliquent l’essor du phénomène. » (…) « «Cela n’a plus de sens d’opposer le CDI à d’autres formes de travail. Il faut que la société française reconnaisse la complexification du marché du travail dans son intégralité», conclut ainsi Dennis Pennel.

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Les avantages d’une vie sans CDI

3D Travail-la-soif-de-liberteLe magazine Capital a publié un dossier sur la fin du mythe protecteur du CDI. Quel que soit leur âge, de plus en plus de salariés envoient valser leur CDI pour se mettre à leur compte. Leurs objectifs : travailler autrement et redonner un sens à leur vie professionnelle.

Extraits:

« Les jeunes générations nrefusent d’être enfermées dans un cadre contraint et improductif. Pour elles, le travail doit mener à l’accomplissement de soi et rimer avec passion », note Denis Pennel, directeur de la World Employment Confederation et auteur du livre « Travail, la soif de liberté » (Eyrolles, 2017).

« Où vais-je, qui suis-je ? » se demandent les trentenaires. Ils ont goûté au CDI, rêvé de s’épanouir dans un job valorisant … et connu leurs premières désillusions. « J’avais l’impression d’être un pion. Avec ou sans moi, c’était pareil », raconte Martin, 31 ans, qui a lâché son poste de responsable partenariats chez un géant de la technologie et est devenu consultant marketing pour des marques de mode. « Je veux pouvoir choisir le moment où je prends mes vacances. Je prends moins de congés que quand j’étais salarié, mais au moins on ne me les impose pas ! » affirme David, 31 ans, patron de son salon de coiffure depuis huit ans. Tous ont fait leur « jobbing out » », pour reprendre l’expression de Denis Pennel, et choisi de réorienter le cours de leur vie. « On les a poussés à faire de bonnes études, à rejoindre une grande entreprise et, au bout de dix ans, ils se sentent à côté de ce qu’ils voulaient réaliser, observe Denis Pennel. Ils ont besoin de redécouvrir la notion de métier que le salariat a diluée. » « J’en avais marre de servir le café à ma boss. Il me fallait vérifier ma valeur en tant que photographe », confirme Sarah, 34 ans, une ancienne assistante de direction qui a rompu son CDI pour suivre sa passion.

L’intégralité de l’article de Capital peut être lue ici.

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