Recension de mon dernier livre « Travail, la soif de liberté »

 Jean-Louis Chambon, le fondateur du Prix Turgot, a rédigé une recension de mon dernier livre « Travail, la soif de liberté » paru aux éditions Eyrolles. L’intégralité de l’article peut être lue ici .

 

Déjà à la une dans ce 3D Travail-la-soif-de-libertecontexte de transformation des lois et des codes (loi travail), le thème du «travail» (sa valeur, ses évolutions, son avenir) apparaît comme l’un des marqueurs probables des parutions économiques et sociales de l’année 2017. C’est dans cette ligne que s’inscrit le nouvel ouvrage de l’éminent spécialiste Denis Pennel, auteur et conférencier largement reconnu par ses pairs, dans lequel il propose des éléments de réponses pour faire face à cette mutation du travail qui est aussi celle d’une longue marche vers plus de liberté.
Le travail est en effet entré dans un nouvel âge, déstabilisant le mythe du plein emploi pour s’ouvrir résolument dans le «plein travail». Car c’est aujourd’hui, en dehors du salariat, que s’inventent les nouvelles manières d’exercer son activité professionnelle : auto-entrepreneurs, indépendants de toutes sortes, abritent leur émergence sous des néologismes anglophiles divers (co-workers, start-uppers…).
Leur point commun est de traduire de nouvelles aspirations des nouvelles races de travailleurs visant à plus d’autonomie, moins d’autorité et ceci particulièrement chez les jeunes générations. Démocratiser le monde du travail, le libérer de ses entraves pour le rendre accessible à la multitude est devenu une actualité brûlante ; comme par un retour paradoxal de l’histoire sociale le salariat, combattu à son origine par les marxistes et autres syndicalistes doctrinaires qui s’est progressivement enfermé dans une relation standardisée de l’organisation fordiste de l’emploi a finalement trouvé chez eux ses meilleurs défenseurs (code du travail, etc….). Le mythe du CDI protecteur persiste « … moins pour la stabilité qu’il procure que par l’accès au graal de la protection sociale qu’il permet….. ».  Complexité et rigidité s’additionnent dans un code du travail d’un autre âge, surprotégeant les insiders et constituant autant de barrière à l’entrée pour les jeunes, les chômeurs et les seniors, alors que le travail est devenu protéiforme, collaboratif, agile et autonome.
Au terme d’une analyse particulièrement documentée, l’auteur apporte 25 propositions de réforme qui paraissent pouvoir concilier besoin de sécurité et de liberté pour retrouver du sens plutôt qu’une valeur (sans doute à jamais perdue) sous les coups de butoir des crises économiques et des évolutions sociologiques qui sont autant de tsunami.
Le travail étouffe dans un cadre aujourd’hui devenu obsolète, il se doit de briser ses chaînes à travers une nouvelle démocratisation de l’Entreprise.
Si le travail est émancipateur, la vraie question reste de savoir si l’emploi l’est encore. Pour l’auteur il faut libérer le travail de l’emploi et permettre aux individus de redevenir acteur et sujet de leur travail. Le défi qui est devant nous est une forme de réconciliation des contraires, ni salariat ni précariat, mais liberté et sécurité, indépendance et stabilité, collaboration et protection. C’est ce concept de «libertariat» que préconise Denis Pennel comme le chemin nouveau pour répondre à cette profonde aspiration qui, sur bien des points, apparaît comme une véritable révolution du travail. Des clés pour comprendre cette soif de liberté au sein du monde du travail.

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«Lançons la révolution du travail!»

3D Travail-la-soif-de-liberteCet article est un extrait de la retranscription de mon intervention lors du Congrès HRRH qui s’est tenu à Berlin en mai dernier. L’intégralité de l’article peut être lue ici.

Comme l’a expliqué Denis Pennel lors de la première intervention du congrès HRRH, le salariat souffre d’une grosse fatigue. «Il est attaqué dans ses quatre formes», a expliqué le directeur général de la World Employment Confederation. «La relation de subordination est remise en cause par l’évolution sociale de la société. En outre, à cause des nouvelles technologies, cette subordination prend aujourd’hui des formes plus contraignantes.»

L’unité de temps et de lieu a aussi disparu. Le temps de travail est dilué tout au long de la journée et même, pendant le soir et pendant le week-end. Dans l’autre sens, la vie privée envahit la sphère professionnelle. Quant au lieu, il ne se limite plus au bureau conventionnel, bien enfermé dans l’entreprise.

Denis Pennel insiste aussi sur le changement de nature des rémunérations. «Ainsi, note-t-il avec ironie, nous travaillons tous gratuitement.» En cause? Ce que l’on appelle le travail du consommateur. C’est le cas quand vous commandez un billet de train sur Internet.
Par ailleurs, les salaires ne représentent plus que 32% des revenus des Français. Le reste provient des transferts sociaux, des revenus du capital, des revenus du travail indépendant. Enfin, la sécurité sociale ne tient plus toutes ses promesses.

Résultat? Une épidémie de burn-out ou de bore-out. Un manque de reconnaissance généralisé. Et 13% des salariés belges seulement affirment être engagés dans leur travail. Encore un chiffre: en Belgique, 50% des embauches seulement visent un CDI à temps plein.

Pour Denis Pennel, la guerre de l’indépendance au travail a donc commencé. Faut-il en revenir à Marx qui réclamait l’abolition du salariat? «Peut-être», répond-il. «D’ailleurs, cette demande est partagée par les jeunes notamment. Et elle se traduit concrètement par le retour en force du travail indépendant sous des formes très variées.» De l’agriculteur au consultant en marketing.«Et pour la majorité de ces indépendants, leur statut est le fruit d’un choix. Et ils sont en général plus heureux dans leur travail que leurs collègues salariés.» S’y ajoutent les plateformes, les places de marché spécialisées dans les micro-tâches… On voit encore apparaître de plus en plus de slashers, ces individus qui cumulent plusieurs activités.

Dans ce contexte, Denis Pennel insiste sur une chose: il faut réhumaniser le monde du travail. «Nous devrions redonner du confort et de la liberté sur les lieux de travail. Je pense aussi que la gouvernance des entreprises doit se transformer. Au fond, il faut respecter tous les investisseurs, ceux qui fournissent le capital et ceux qui le font fructifier grâce à leur travail.» Et la GRH doit, elle aussi, se démocratiser. Par exemple, en consultant plus largement les salariés.

Le travail n’est pas une malédiction, il est le véhicule de l’épanouissement personnel. C’est la conviction de Denis Pennel. «Il faut libérer le travail de ses entraves pour que l’individu se libère grâce à lui», conclut-il. «Au fond, le travail, c’est s’accomplir, se réaliser… Le travail, c’est faire quelque chose qui a du sens pour soi, qui puisse être utile à la société. Libérons le travail!»

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A quoi ressemblera le travail en 2030?

Produrable

Dans le cadre du salon professionnel Produrable, une conférence plénière a été organisée sur le thème des mutations du travail, à laquelle j’ai eu le plaisir de participer. Animé par Dominique Turcq (Boostzone), ce débat a réuni également Danièle Linhart (CNRS) et Caroline Bloch, (DRH Microsoft France). Parmi les sujets abordés, le thème de la liberté et du bien-être dans le travail a particulièrement intéressé l’audience. Tout comme la question du développement de l’intelligence artificielle et de son impact sur notre vie professionnelle.

La video de ce débat peut être vue ici

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Le travail à la conquête de sa liberté!

Economie & Management 167_Denis_Pennel-page-001Dans son dernier numéro, la revue Economie & Management a publié un long entretien sur le contenu de mon dernier livre « Travail, la soif de liberté » (éditions Eyrolles). Intitulé « le travail en mutation », le numéro fait le point sur la transformation de notre société et de notre économie avec le numérique. Si les destructions d’emplois dues au numérique sont une évidence, les créations font davantage débat. Comment les organisations font-elles face à ces changements ?

Dans mon interview, j’insiste sur la fin de la triple unité du travail : fin unité de temps, de lieu et d’action. Les nouvelles technologies (informatique puis digitalisation) ont permis une dématérialisation du travail, qui n’a plus obligatoirement besoin d’un endroit physique pour s’exprimer. Cette déspatialisation a également rendu poreuse la frontière entre vie privée et vie professionnelle, cassant l’unité de temps. Enfin, la multiplication des formes d’emploi, aussi bien au sein du salariat (CDD, intérim, temps partiel) qu’en dehors (freelancers, travailleurs en ligne, créateurs de start-up) ont mis fin à l’unité d’action. Le travail est devenu poreux, omniprésent, multiforme et à géométrie variable !

D’autre part, la soif de liberté est l’une des raisons essentielles du retour en grâce du travail indépendant, qui permet à chacun d’entre nous de redevenir acteur de sa vie professionnelle. Ou comment réintroduire l’esprit d’entreprenariat dans la relation de travail, en sortant des sentiers trop balisés et contraignants du salariat. La guerre de l’indépendance (au travail) a débuté : la rupture entre emploi et travail est consommée, le divorce est prononcé. Un nombre croissant de professions souhaitent retrouver une vraie liberté dans l’exercice de leur métier.

L’article peut être commandé ici

 

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Ils cumulent plusieurs jobs : les «slashers», avant-gardistes ou nouveaux précaires?

slasheurPour Denis Pennel, lui-même slasher et auteur d’un livre, Travail, la soif de liberté, le grand tournant a eu lieu en 2008, avec la création du statut d’auto-entrepreneur. « D’un coup, il est devenu très facile de créer une structure d’indépendant, et les chiffres sont là pour en témoigner, on compte aujourd’hui plus d’un million d’auto-entrepreneurs », commente-t-il.

« Le fait de slasher permet de réconcilier ces deux aspects du travail : le job-passion et le job-raison », note Johann Ouaki, lui-même slasher et fondateur de SOTO, une entreprise qui accompagne des freelances dans l’optimisation de leur parcours professionnel. « Aujourd’hui, on peut faire les deux : on peut moduler le job carriériste et avec les 30/40% de temps restant développer un nouvel équilibre. C’est un profil qui va de plus en plus être représenté : beaucoup de gens sont frustrés de ne pas faire autre chose et de ne pas développer d’autres compétences. »

L’article complet paru sur l’Imprévu peut être lu ici

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Ils cumulent plusieurs métiers par envie : les « slasheurs » vont-ils bouleverser le monde du travail ?

slasheurs3Le site LCI.fr vient de publier un article sur les slasheurs. Un article très intéressant qui illustre bien cette nouvelle tendance sur le marché du travail.

Lorsqu’on leur demande ce qu’ils font dans la vie, ils répondent qu’ils sont secrétaire/prof de salsa ou bien coach sportif/vendeur de vêtements, serveur/photographe… Le plus connu d’entre eux pourrait être Karl Lagerfeld, le plus célèbre actif de l’industrie de la mode qui est photographe/directeur artistique/vidéaste/patron de librairie. Ces personnes cumulent plusieurs activités qui n’ont parfois pas grand chose à voir et nombre d’entre eux le vivent plutôt bien. Eux, ce sont les « slasheurs », des pluri-actifs, selon le ministère du travail.

Un terme qui désigne des personnes qui jonglent entre plusieurs activités professionnelles par nécessité d’augmenter leurs revenus ou par choix et parfois les deux. En 2016, en France, 16% des actifs entre 18 et 65 ans sont des « slasheurs » et parmi eux, 77% exercent leur deuxième métier dans un secteur tout à fait différent, indique une étude pour le salon SME, le salon des micro-entreprises. 

Pour Denis Pennel, slasheur lui-même et auteur d’un livre Travail, la soif de liberté, ces chiffres sont sûrement sous-évalués car ils ne prennent pas en compte le travail bénévole et les personnes qui ne déclarent pas toutes leurs sources de revenus. Aussi, le chiffre de 4,5 millions serait plus proche de la réalité, « encore qu’on est très probablement au dessus », selon lui. Alors qui sont ces « slasheurs », cumulards de jobs et de passions ? LCI a mené sa petite enquête.

 

Lintégralité de l’article peut être lue ici

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« Travail, la soif de liberté » nommé pour le Prix Turgot 2018

3D Travail-la-soif-de-liberteCréé sous le haut patronage du ministère de l’Économie et des Finances, le prix Turgot récompensera le 4 avril prochain le meilleur livre de la littérature économique et financière. Mon dernier livre « Travail, la soif de liberté » (paru chez Eyrolles) a été nommé pour recevoir un des 5 prix à l’issue d’une stricte sélection (plus de 150 ouvrages étaient en compétition). La cérémonie sera présidée par Jean-Claude Trichet, sous le haut patronage du ministre Bruno Le Maire.

 

 

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